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Actualités - Conferences Internationales

Les échos de la conférence

– Interrogé sur l’inégale importance des quatre délégations, le porte-parole de l’Onu, Ahmad Fawzi, admet : «En politique, il y a toujours des gens qui sont plus égaux que d’autres, nous le savons tous. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas de voix au chapitre, ils ont une voix et même une voix très forte, croyez-moi. Je l’ai entendue...». – Ahmad Fawzi se présente devant la presse pour le rendez-vous quotidien : «Excusez-moi de n’avoir pas fait de briefing hier. Je ne voulais pas inventer des informations pour vous. Ce qui ne veut pas dire que j’ai grand-chose à vous dire aujourd’hui...». – Un journaliste nord-américain, caméra au poing, s’approche d’un délégué dont il saisit le vêtement traditionnel en coton, dit shalwar qamiz : «Excusez-moi Monsieur, comment s’appelle votre chemise ?» Avant de lâcher le morceau rapidement, devant la mine choquée et abasourdie de l’intéressé. – Les interprètes de la conférence sont sous pression, depuis que Younis Qanooni, chef de la délégation de l’Alliance du Nord, a invoqué des problèmes de traduction lors de sa première conférence de presse. Ce qui a eu pour résultat d’accroître la méfiance des délégués à l’égard du malheureux interprète. Lors des négociations, il a fallu une nuit entière pour traduire, vérifier et revérifier les traductions en pachto et en dari, langues officielles de l’Afghanistan, d’un «projet d’accord» présenté par les Nations unies. Et lors des conférences de presse, certains délégués n’hésitent pas à interrompre le traducteur pour livrer, en anglais, leur propre traduction pas forcément plus précise... – Le maire de Koenigswinter, Peter Wirtz, est très irrité. Tout le monde ne cesse de parler de «la conférence de Bonn sur l’Afghanistan». Mais le lieu «réel» de cette conférence est la résidence officielle du gouvernement allemand, sur la colline du Petersberg... qui se trouve, à l’instar du centre de presse, sur la commune de Koenigswinter, à quinze kilomètres de l’ancienne capitale allemande. M. Wirtz s’est empressé d’envoyer des lettres de protestation à la mairie de Bonn ainsi qu’au ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, pour une «mise au point» à ce sujet. – Jusqu’à quand durera la Conférence de Bonn ? La question inquiète beaucoup la direction du Petersberg, l’hôtel cinq étoiles qui sert pour les grandes occasions de résidence officielle du gouvernement allemand... Et qui a déjà dû annuler et reporter, à cause des tergiversations afghanes, de nombreux événements programmés au Petersberg.
– Interrogé sur l’inégale importance des quatre délégations, le porte-parole de l’Onu, Ahmad Fawzi, admet : «En politique, il y a toujours des gens qui sont plus égaux que d’autres, nous le savons tous. Ce qui ne veut pas dire que les autres n’ont pas de voix au chapitre, ils ont une voix et même une voix très forte, croyez-moi. Je l’ai entendue...». – Ahmad Fawzi se présente devant la presse pour le rendez-vous quotidien : «Excusez-moi de n’avoir pas fait de briefing hier. Je ne voulais pas inventer des informations pour vous. Ce qui ne veut pas dire que j’ai grand-chose à vous dire aujourd’hui...». – Un journaliste nord-américain, caméra au poing, s’approche d’un délégué dont il saisit le vêtement traditionnel en coton, dit shalwar qamiz : «Excusez-moi Monsieur, comment s’appelle votre...