La communauté internationale, notamment deux pays arabes signataires de la paix avec Israël, ont condamné dimanche les attentats anti-israéliens. Le coordinateur spécial de l’Onu pour le Proche-Orient, Terje Roed-Larsen, a dit craindre, après ces attentats, une «situation de guerre ou de guerre civile» dans la région. La direction palestinienne a condamné les attentats. Elle s’est engagée à «poursuivre les personnes qui ont exécuté ces attentats et celles qui en sont responsables». Le secrétaire d’État américain Colin Powell a déclaré que M. Arafat était confronté à un «moment de vérité». Samedi, il a indiqué avoir fait savoir de façon «absolument claire» à M. Arafat que les attentats devraient être stoppés par des mesures «immédiates» contre ceux qui en sont responsables. La direction palestinienne a annoncé avoir décrété l’état d’urgence et «chargé l’appareil de sécurité de faire respecter les lois». Le pape Jean-Paul II a parlé de «nouvelles douloureuses et inquiétantes» en provenance de la Terre sainte, en évoquant ces attentats. La Grande-Bretagne «condamne fermement» les attentats et appelle les dirigeants palestiniens à «tout faire» pour trouver les responsables, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jack Straw. Le chancelier allemand Gerhard Schröder a fait part de son «bouleversement» à M. Sharon et appelé les dirigeants palestiniens à «punir les coupables». À Moscou, le porte-parole en chef du ministère des Affaires étrangères a exprimé «l’indignation» de la Russie et exhorté M. Arafat à «prendre des mesures efficaces pour contenir les extrémistes». Le chef de la diplomatie italienne Renato Ruggiero a condamné «la violence insensée qui a encore une fois détruit la vie de victimes innocentes et mine les efforts de paix». La présidence de l’Union européenne a exprimé «sa plus grande révulsion» et «condamné avec fermeté les attentats terroristes perpétrés à Jérusalem et à Haïfa», une position partagée par plusieurs hauts responsables de l’UE, dont le président de la Commission Romano Prodi. Au Proche-Orient, le président égyptien Hosni Moubarak, dont le pays a été le premier État arabe à signer la paix avec Israël en 1979, a déploré les attentats meurtriers et exhorté Israël et les Palestiniens à «cesser les actes militaires et de représailles pour prévenir les effusions de sang». En Jordanie, qui a conclu en 1994 la paix avec Israël, le ministre des Affaires étrangères Abdel Ilah Khatib a déclaré que «la Jordanie, qui dénonce les attentats contre des civils, est désolée du nombre de pertes humaines ainsi que de toutes les pertes qui ont eu lieu depuis quatorze mois», l’âge de l’intifada. Mais, le quotidien gouvernemental Syria Times a fait assumer au Premier ministre israélien la responsabilité de l’insécurité. «Aujourd’hui, la paix et la sécurité n’existent ni en Israël ni dans les territoires palestiniens, car la politique conduite par Sharon est une catastrophe», écrit le journal.
La communauté internationale, notamment deux pays arabes signataires de la paix avec Israël, ont condamné dimanche les attentats anti-israéliens. Le coordinateur spécial de l’Onu pour le Proche-Orient, Terje Roed-Larsen, a dit craindre, après ces attentats, une «situation de guerre ou de guerre civile» dans la région. La direction palestinienne a condamné les attentats. Elle s’est engagée à «poursuivre les personnes qui ont exécuté ces attentats et celles qui en sont responsables». Le secrétaire d’État américain Colin Powell a déclaré que M. Arafat était confronté à un «moment de vérité». Samedi, il a indiqué avoir fait savoir de façon «absolument claire» à M. Arafat que les attentats devraient être stoppés par des mesures «immédiates» contre ceux qui en sont responsables. La direction...
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