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Actualités - Chronologies

Procès Sharon : les avocats des plaignants insistent sur leur impartialité

Les avocats des 23 victimes du massacre de Sabra et Chatila, qui ont porté plainte en Belgique contre le Premier ministre israélien Ariel Sharon, ont insisté hier à Paris sur le caractère strictement juridique et non partisan de leur démarche. «Notre plainte n’est pas dirigée contre une collectivité quelconque, elle est dirigée contre un homme», a insisté l’un des avocats belges des plaignants palestiniens, Me Michael Verhaegue, lors d’une conférence de presse organisée par la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme (FIDH). Pour preuve de leur impartialité, les avocats ont rappelé que la partie civile avait été constituée contre M. Sharon, alors ministre de la Défense, et Amos Yaron, général de brigade à Beyrouth au moment des faits, en 1982, mais également contre d’autres responsables «israéliens et libanais». Me Walleyne a d’ailleurs précisé que depuis deux semaines, Élie Hobeika, le commandant des unités des Forces libanaises (FL, milice alliée d’Israël) entrées à Sabra et Chatila, était aussi cité nommément dans la plainte. M. Hobeika a été accusé par la commission d’enquête israélienne Kahane (1983) d’avoir dirigé la tuerie dans les camps de Sabra et Chatila, encerclés par l’armée israélienne pendant deux jours et faisant de 800 à 2 000 victimes civiles. Cette même commission avait établi la «responsabilité indirecte» de M. Sharon dans ce massacre. En juillet, Élie Hobeika s’était déclaré prêt à témoigner à Bruxelles afin de «prouver» son «innocence». «À l’origine, nous n’avions retenu nominativement que MM. Sharon et Yaron, car ils étaient à la tête du commandement global» des opérations dans les camps de Sabra et Chatila, a expliqué Me Walleyne. Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères avait déclaré mercredi que cette attaque contre M. Sharon était «une manipulation cynique des Palestiniens qui utilisent la Belgique et les tribunaux belges comme champ de bataille». La plainte contre M. Sharon, déposée en juin, se fonde sur une loi belge datant de 1993, qui accorde une compétence universelle aux tribunaux belges pour les crimes de guerre, de génocide et crimes contre l’humanité.
Les avocats des 23 victimes du massacre de Sabra et Chatila, qui ont porté plainte en Belgique contre le Premier ministre israélien Ariel Sharon, ont insisté hier à Paris sur le caractère strictement juridique et non partisan de leur démarche. «Notre plainte n’est pas dirigée contre une collectivité quelconque, elle est dirigée contre un homme», a insisté l’un des avocats belges des plaignants palestiniens, Me Michael Verhaegue, lors d’une conférence de presse organisée par la Fédération internationale des Ligues des droits de l’homme (FIDH). Pour preuve de leur impartialité, les avocats ont rappelé que la partie civile avait été constituée contre M. Sharon, alors ministre de la Défense, et Amos Yaron, général de brigade à Beyrouth au moment des faits, en 1982, mais également contre d’autres...