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Actualités - Conferences Internationales

L’OSCE se penche sur la guerre - contre le terrorisme

La guerre contre le terrorisme dominera, lundi et mardi à Bucarest, la prochaine conférence ministérielle de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qui, en échange de la coopération de la Russie, évitera d’évoquer les questions qui fâchent Moscou. Le secrétaire d’État américain, Colin Powell, participera à la réunion où sont annoncés les ministres des Affaires étrangères des 55 pays d’Europe, d’Asie centrale et d’Amérique du Nord formant l’OSCE. Les chefs des diplomaties israélienne, Shimon Peres, et japonaise, Makiko Tanaka, devraient également être présents. La «deuxième phase» de la guerre contre le terrorisme, qui succédera aux opérations en cours en Afghanistan, sera au centre des discussions devant se dérouler en marge de la conférence, ont indiqué des diplomates. «La conférence ministérielle constitue une opportunité majeure pour des entretiens diplomatiques sur le sujet», a indiqué à Vienne le président du conseil permanent de l’OSCE, le Roumain Liviu Bota. La conférence doit notamment adopter un texte de deux pages condamnant les attaques du 11 septembre aux États-Unis et affirmant la «nouvelle détermination» de l’Organisation à combattre le terrorisme, a indiqué M. Bota. Les 55 pays membres de l’OSCE, qui s’étend «de Vancouver à Vladivostok», doivent également adopter un ensemble de résolutions sur des sujets régionaux, Kosovo, Balkans ou Asie centrale. D’autres dossiers concernant la Russie figurent également à l’ordre du jour, dont la guerre menée par Moscou dans la République indépendantiste de Tchétchénie et ses réticences à respecter un traité sur la limitation des forces conventionnelles en Europe (FCE). L’an dernier, le dossier tchétchène avait failli faire capoter la réunion ministérielle de l’Organisation, Moscou ayant utilisé l’arme ultime du veto. Cette fois, le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, devrait recevoir un accueil plus chaleureux de ses collègues, ont souligné des sources diplomatiques. «Toutes les discussions devront être évaluées à l’aune des attentats du 11 septembre et des nouvelles relations entre Washington et Moscou», a indiqué un diplomate occidental. «C’est un tout autre climat», a-t-il ajouté. À la question de savoir si la guerre en Tchétchénie risquait de peser sur les débats, M. Bota a répondu : «Dans la Bible, il y a un temps pour la guerre et un temps pour la paix. Toutes les questions ne peuvent pas figurer sur l’avant-scène tout le temps», a-t-il ajouté. Il a ensuite reconnu que les Russes avaient fait des «progrès» en Tchétchénie, en Moldavie et en Géorgie. «Beaucoup de choses ont été accomplies (par Moscou) en Moldavie», a confirmé un autre diplomate. «Je ne pense pas qu’il aura un blocage sur ces sujets, comme cela a été le cas de par le passé», a-t-il ajouté. La conférence devrait, au contraire, prendre acte des nouvelles relations que Moscou tente d’établir avec l’Ouest. «Nous avons le sentiment que les attaques du 11 septembre ont tout changé», a dit un diplomate.
La guerre contre le terrorisme dominera, lundi et mardi à Bucarest, la prochaine conférence ministérielle de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) qui, en échange de la coopération de la Russie, évitera d’évoquer les questions qui fâchent Moscou. Le secrétaire d’État américain, Colin Powell, participera à la réunion où sont annoncés les ministres des Affaires étrangères des 55 pays d’Europe, d’Asie centrale et d’Amérique du Nord formant l’OSCE. Les chefs des diplomaties israélienne, Shimon Peres, et japonaise, Makiko Tanaka, devraient également être présents. La «deuxième phase» de la guerre contre le terrorisme, qui succédera aux opérations en cours en Afghanistan, sera au centre des discussions devant se dérouler en marge de la conférence, ont indiqué des...