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Actualités - Chronologies

Un créneau tout aussi boursier - que scientifique

L’annonce du premier clonage d’embryon humain à des fins thérapeutiques risque – en l’état actuel de ces recherches – de faire plus de petits à la bourse que dans les éprouvettes, mais elle n’en provoque pas moins un tollé dans la communauté scientifique et le grand public. La société américaine Advanced Cell Technology (ACT) a profité du dimanche, jour le plus creux de la semaine, pour annoncer ses résultats, précisant toutefois que plus de 70 essais ont été nécessaires et que l’embryon s’est seulement développé jusqu’à six cellules avant de mourir, ce qui est loin de faire du clonage une pratique banale. Quant au Journal of Regenerative Medicine où sont publiés ces résultats, c’est une revue privée, parrainée par des entreprises privées, et non une publication scientifique faisant autorité. « Profits par anticipation » Il n’empêche, la société de biotechnologie ACT – la même qui avait annoncé il y a quelques jours avoir cloné des vaches devenues adultes, apparemment normales et capables de se reproduire – vient de réussir un joli coup. Elle a notamment coiffé au poteau le très controversé Dr Panayotis Zavos, directeur de l’Institut d’andrologie, à Lexington (États-Unis), qui ne cessait d’annoncer «pour très bientôt» les premiers embryons humains obtenus par clonage ainsi qu’une richissime secte qui, elle aussi, planchait sur les «enfants-copies». L’annonce d’ATC n’encourt pas encore le verdict du Nasdaq, puisque ce laboratoire n’est pas encore introduit en bourse, selon le généticien français Jean-François Mattei qui préfère parler de «recherche de notoriété» et de «profits par anticipation». Les généticiens sont presque unanimes à souligner que ces résultats sont très préliminaires et que la naissance du premier bébé par clonage n’est pas pour demain. Les plus grands experts soulignent qu’il est maintenant possible – tout à fait légalement – de se servir de cellules souches présentes dans les tissus adultes. Au contraire, le recours aux cellules souches embryonnaires connaît des taux d’échec impressionnants et pourrait aboutir, s’il était appliqué à l’homme, à la naissance d’enfants frappés de malformations physiques ou de déficiences mentales. Reste le problème du droit : aux États-Unis, l’interdiction a été prononcée par la Chambre des représentants, mais pas encore par le Sénat. Et elle ne porte, de toute façon, que sur les recherches menées sur fonds publics. Et comme rien ne ressemble plus à un laboratoire qu’un autre laboratoire, les chercheurs ont de facto les mains libres.
L’annonce du premier clonage d’embryon humain à des fins thérapeutiques risque – en l’état actuel de ces recherches – de faire plus de petits à la bourse que dans les éprouvettes, mais elle n’en provoque pas moins un tollé dans la communauté scientifique et le grand public. La société américaine Advanced Cell Technology (ACT) a profité du dimanche, jour le plus creux de la semaine, pour annoncer ses résultats, précisant toutefois que plus de 70 essais ont été nécessaires et que l’embryon s’est seulement développé jusqu’à six cellules avant de mourir, ce qui est loin de faire du clonage une pratique banale. Quant au Journal of Regenerative Medicine où sont publiés ces résultats, c’est une revue privée, parrainée par des entreprises privées, et non une publication scientifique faisant autorité....