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Actualités - Chronologies

Un camp russe suscite - Les interrogations à Kaboul

L’installation d’une base sur un terrain vague en plein cœur de Kaboul, par des Russes en uniforme et armés de Kalachnikov, suscite depuis lundi nombre d’interrogations parmi la population kaboulie, qui garde encore en mémoire l’occupation soviétique (1979-1989). Une centaine d’hommes du ministère russe des Situations d’urgence – qui n’est pas rattaché à l’armée – ont dressé un camp de fortune qui pourrait se transformer en antenne médicale ou en ambassade provisoire. «Sont-ils des soldats ?» se demandait mardi un homme. «Sont-ils des méchants ? Que font-ils ici ?» Aucun responsable du ministère des Situations d’urgence n’était disposé à leur répondre et les hommes déployés à Kaboul n’étaient guère plus loquaces. «Nous construisons une antenne médicale, a déclaré l’un des hommes vêtus d’un anorak bleu sur lequel est écrit «EM - Russia» (EM est le sigle anglais du ministère) en grandes lettres blanches. Et une ambassade provisoire». Après avoir passé une nuit glaciale autour de feux de camps, les Russes ont garé leurs 12 immenses camions Kamaz en cercle. Ils les ont ensuite camouflés avec des bâches vertes et des hommes armés de Kalachnikov flambant neuves patrouillent depuis autour de la zone. La Russie fournit depuis des années des armes à l’Alliance du Nord et après la chute des talibans, elle a promis d’augmenter son aide humanitaire à destination de l’Afghanistan. L’emplacement de l’«antenne médicale» russe à Kaboul paraît cependant surprenant, puisque les tentes ont été dressées à deux pas de deux hôpitaux en brique et en ciment. De même, s’il s’agit bien d’une ambassade, on ignore pourquoi les diplomates russes souhaiteraient s’installer derrière des bâches vertes qui ne dissimulent pas grand-chose sur le sol poussiéreux de kaboul.
L’installation d’une base sur un terrain vague en plein cœur de Kaboul, par des Russes en uniforme et armés de Kalachnikov, suscite depuis lundi nombre d’interrogations parmi la population kaboulie, qui garde encore en mémoire l’occupation soviétique (1979-1989). Une centaine d’hommes du ministère russe des Situations d’urgence – qui n’est pas rattaché à l’armée – ont dressé un camp de fortune qui pourrait se transformer en antenne médicale ou en ambassade provisoire. «Sont-ils des soldats ?» se demandait mardi un homme. «Sont-ils des méchants ? Que font-ils ici ?» Aucun responsable du ministère des Situations d’urgence n’était disposé à leur répondre et les hommes déployés à Kaboul n’étaient guère plus loquaces. «Nous construisons une antenne médicale, a déclaré l’un des hommes...