Nouveau patron de l’équipe de France, Sébastien Grosjean affiche une motivation sans faille à l’heure de disputer la deuxième finale de Coupe Davis de sa carrière. «La motivation est immense pour jouer une finale de Coupe Davis. Le plus dur, c’est de s’adapter à la surface, aux conditions. Ça faisait deux mois et demi que je n’avais pas joué en extérieur mais ça va», affirme le joueur qui, malgré les efforts consentis ses dernières semaines, n’a rien perdu de son coup de raquette. «J’ai la même envie qu’avant Bercy et dans l’équipe, l’état d’esprit est vraiment super. C’est ce qui peut faire la différence». Si les Australiens ont surtout le souvenir d’Arnaud Clément, finaliste de la première levée du Grand Chelem à Melbourne en janvier dernier, l’homme qui peut briser leurs espoirs de remporter une 28e Coupe Davis s’appelle pourtant bien Grosjean. Car depuis sa défaite rageante – avec deux balles de match perdues – face à son copain en demi-finale, le Marseillais a fait du chemin, au point de devenir le leader incontestable et incontesté de la bande à Guy Forget. Ses récents exploits – victoire à Bercy puis finale de la Masters Cup à Sydney – ont transformé Sébastien Grosjean, désormais sixième mondial, sûr de lui, de sa valeur et de sa présence sur le court dès vendredi. «Une revanche à prendre» «Sur les quatre joueurs retenus, il y en a trois qui ont disputé la finale de Nice. Le quatrième, on ne sait pas encore qui c’est, mais il aura la même motivation que les trois autres», déclare le numéro un français. Une petite phrase en forme d’indication. Sébastien Grosjean, Cédric Pioline et Fabrice Santoro, acteurs malheureux de la finale 1999 face à l’Australie (2-3), seront bien présents ce week-end sur le gazon en plaques posé sur le ciment de la Rod Laver Arena de Melbourne. Nicolas Escudé et Arnaud Clément se disputeront la quatrième place dans l’équipe, avec un avantage certain pour le premier nommé, qui possède l’atout d’avoir battu Lleyton Hewitt, à Wimbledon. À 23 ans, Sébastien Grosjean s’apprête donc à disputer sa deuxième finale de Coupe Davis. Un véritable privilège quand on sait que d’autres joueurs prestigieux n’ont jamais eu l’honneur de convoiter le fameux Saladier d’argent. Mais le Marseillais espère cette fois inscrire son nom du côté des vainqueurs. L’échec de Nice avait été dur à digérer pour Grosjean, largement battu lors du premier simple par Mark Philippoussis. «Je n’avais pas très bien joué ce jour-là, avoue-t-il. Je vais essayer de prendre une revanche». Une revanche au parfum différent puisque Philippoussis ne sera pas de la rencontre et que cette fois, les Français évolueront au bout du monde, sur une surface a priori hostile et dont le choix a suscité une polémique. Un petit jeu dans lequel Grosjean ne veut pas rentrer. «Le gazon est assez bien posé. On a pu le tester deux fois. L’herbe est différente par rapport à l’Angleterre. En tout cas, il y a une grande différence par rapport aux courts d’entraînement de Kooyong, truffés de faux rebonds».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Nouveau patron de l’équipe de France, Sébastien Grosjean affiche une motivation sans faille à l’heure de disputer la deuxième finale de Coupe Davis de sa carrière. «La motivation est immense pour jouer une finale de Coupe Davis. Le plus dur, c’est de s’adapter à la surface, aux conditions. Ça faisait deux mois et demi que je n’avais pas joué en extérieur mais ça va», affirme le joueur qui, malgré les efforts consentis ses dernières semaines, n’a rien perdu de son coup de raquette. «J’ai la même envie qu’avant Bercy et dans l’équipe, l’état d’esprit est vraiment super. C’est ce qui peut faire la différence». Si les Australiens ont surtout le souvenir d’Arnaud Clément, finaliste de la première levée du Grand Chelem à Melbourne en janvier dernier, l’homme qui peut briser leurs espoirs de...