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Actualités - Chronologies

Faut-il craindre l’aluminium ?

Les chercheurs de l’Inserm, l’institution affectée à la recherche scientifique et médicale en France, sont perplexes. Pourquoi dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer on enregistre des taux très élevés d’aluminium ? Raison supplémentaire de perplexité : pourquoi chez les rats ayant ingéré des boissons riches en aluminium on découvre également d’importants dépôts de cette substance ? Cette perméabilité du cerveau à l’aluminium serait-elle la cause ou le résultat de la maladie ? L’hypothèse d’un lien entre l’aluminium et la maladie d’Alzheimer ? Parallèlement, le rapprochement est immédiatement établi avec les taux de démence précoce plus élevés dans les régions riches en bauxite. La bauxite est une roche rougeâtre composée d’aluminium et d’oxyde de fer, exploitée surtout comme minéral d’aluminium. Mais les chercheurs n’excluent pas la possibilité que ce soit la maladie d’Alzheimer qui favorise le passage de l’aluminium en fragilisant la barrière cérébrale. Par ailleurs, il a été constaté qu’en Nouvelle-Guinée et au Japon, dans les régions riches en bauxite, les taux de démence précoce sont les plus élevés. Parallèlement, des études ont révélé que les travailleurs de l’industrie qui inhalent durant de longues périodes la poussière d’aluminium accusent des performances intellectuelles altérées. En Europe, par mesure de précaution, la Communauté européenne a recommandé que les eaux potables ne dépassent pas 50 microgrammes d’aluminium par litre, fixant la concentration maximale admise à 200 mg (microgrammes) par litre pour des raisons non pas de santé mais de goût. Contrairement au plomb, l’aluminium n’est pas considéré comme toxique. Les données récentes, toutefois, viennent remettre à l’ordre du jour l’éventualité d’un rôle favorisant joué par l’aluminium dans de graves troubles mentaux. Mais la réponse des cercles scientifiques souligne qu’il n’existe aucune certitude quant à ces accusations. Pour eux, l’aluminium est le métal le plus répandu sur terre, puisqu’il représente 8 % de l’écorce de notre planète. Par ailleurs, relèvent-ils, la maladie d’Alzheimer est plurifactorielle. Elle a sans doute des causes environnementales mais aussi génétiques. Il existe, ajoutent-ils, des mesures onéreuses, très simples à prendre, en commençant par la purification des eaux. D’autres spécialistes, enfin, soulignent que la part d’aluminium gérée par l’eau est minime ou négligeable en comparaison à celle qu’apportent les aliments (végétaux, oignons, cerises, pommes de terre). Sans parler de couverts, ustensiles, emballages et barquettes, canettes de boissons (150 milliards vendues annuellement dans le monde). Que conclure de cette nouvelle croisade ? Peut-être de considérer l’aluminium comme un neurotoxique qui accélère également la déminéralisation osseuse, d’après le Pr Curtis (auteur de Nouveau guide de vitamines Éd. Lattès). «Même s’il a certaines fonctions enzymatiques, le plus on l’évite le mieux on se porte».
Les chercheurs de l’Inserm, l’institution affectée à la recherche scientifique et médicale en France, sont perplexes. Pourquoi dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer on enregistre des taux très élevés d’aluminium ? Raison supplémentaire de perplexité : pourquoi chez les rats ayant ingéré des boissons riches en aluminium on découvre également d’importants dépôts de cette substance ? Cette perméabilité du cerveau à l’aluminium serait-elle la cause ou le résultat de la maladie ? L’hypothèse d’un lien entre l’aluminium et la maladie d’Alzheimer ? Parallèlement, le rapprochement est immédiatement établi avec les taux de démence précoce plus élevés dans les régions riches en bauxite. La bauxite est une roche rougeâtre composée d’aluminium et d’oxyde de fer,...