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Actualités - Chronologies

Les films à la télé - Le cinéma sous tous ses aspects

Peu de films, certes, mais un éventail de genres complètement différents et pas toujours indifférents ! Ainsi, «Legends of the Fall» est une vaste saga romanesque, d’autant plus romanesque que ses héros Brad Pitt et Ethan Hawke ont tout pour séduire et se disputent le cœur de la jolie Julia Ormond. Le film catastrophe est solidement présenté avec «Twister» où le Hollandais Juan De Bont a recours à des effets spéciaux à vous couper le souffle pour vous faire vivre au cœur d’une tornade qui s’abat sur une région rurale des États-Unis. C’est spectaculaire à souhait. Le film noir trouve en Steven Soderberg un représentant qualifié et même si, depuis «Underneath», le réalisateur de «Erin Brokovich» et de «Traffic» a fait mieux, il reconstitue une atmosphère pesante à partir d’un remake d’un classique des années 40 «Criss Cross». Classique? Indéniablement. «The Searchers» de John Ford fait désormais partie des monuments du western. Cette œuvre lyrique, humaine, bouleversante, utilise tous les ingrédients du genre : poursuites, Indiens, massacres, pour mieux magnifier le personnage du héros solitaire incarné par l’indestructible John Wayne. Bonne semaine ! C’est une vaste histoire au souffle épique que Legends of the Fall d’Edward Zwick. Et quelle distribution ! À la fin du XIXe siècle, dans les contrées sauvages du Montana, un colonel veuf en retraite, qui a fait la guerre de Sécession, élève ses trois fils. En 1914, quand la guerre éclate, ceux-ci s’engagent et vont combattre en Europe. Le benjamin sera tué, ce sera le début des malheurs. Tout est ici réuni pour captiver les amateurs de grandes sagas familiales, dans la grande tradition du genre. La malédiction, la haine fratricide, l’amour impossible, la ruine et la fortune, le pouvoir et la mort, autant de thèmes brassés par un récit touffu où les trois frères vont aimer successivement la même femme. Au départ, il y a un best-seller de Jim Harrison, chantre du retour aux valeurs traditionnelles de l’Amérique. Edward Zwick («Glory») n’a rien épargné pour en faire un grand spectacle populaire. Si l’imposante performance d’Anthony Hopkins en patriarche domine tout le film, les trois fils se complètent et se soutiennent, de Aidan Quinn à Henry Thomas, en passant, bien sûr, par Brad Pitt, le cadet rebelle absolument remarquable. C’est la jeune actrice anglaise, Julia Ormond, qui incarne, avec un talent discret, l’égérie de ce trio déchiré. Diffusion lundi à 21h30 sur LBCI Twister de Jan de Bont est un spectacle étonnant ! Aux États-Unis, la tornade est un phénomène dévastateur. Pour tenter de s’en protéger, il faut l’étudier de près. De jeunes scientifiques intrépides se précipitent ici dans ce but louable, avec des motivations variées. Pour certains (Helen Hunt, Bill Paxton), c’est une espèce de folie qui pousse à s’approcher des phénomènes naturels les plus dangereux, qui pour eux sont aussi les plus beaux. On connaît ça, c’est Haroun Tazieff et ses volcans, c’est «Le Grand Bleu»... Hélas ! tout se mélange, crise conjugale en prime, dans ce scénario claudiquant qui laisse tomber en route la course entre deux équipes rivales. Ce serait peu dire que le film est truffé de clichés : la vérité est qu’il en est entièrement composé. Lorsqu’elle était enfant, Jo Harding a vu son père disparaître, emporté par l’un de ces tourbillons. Vingt ans après, la jeune femme est devenue une spécialiste en la matière et dirige une équipe de météorologues prêts à braver le danger pour étudier la formation, l’évolution et la progression de ces gigantesques bourrasques. Une tornade de forte puissance étant annoncée, Jo va tester des instruments de mesure conçus par Bill, son mari, avec qui elle est en instance de divorce. Heureusement, il y a les effets spéciaux, époustouflants bien sûr. Jan De Bont, qui a fait des étincelles avec Speed, a réussi ici des morceaux de bravoure, comme la destruction d’un cinéma en plein air. Et, si vous n’avez jamais vu une vache voler, l’occasion est à saisir. Diffusion mardi à 20h30 sur MTV En quelques années Steven Soderberg s’est affirmé comme un des metteurs en scène en vue de Hollywood. L’an dernier, il s’est même offert le luxe d’être cité deux fois aux Oscars pour Erin Brokovich et Traffic qui devait lui valoir l’Oscar du meilleur réalisateur. Underneath a été réalisé en 1994 et le réalisateur signe là un remake d’une des œuvres maîtresses du film noir des années 40, Criss Cross, dont les vedettes étaient Burt Lancaster, Yvonne de Carlo et Dan Duryea. Un bon à rien rentre chez lui à Austin afin d’assister au remariage de sa mère. Par bêtise, il essaie de reconstituer les morceaux épars de son passé, avant son départ d’Austin mais rien n’est plus pareil. Son ancienne petite amie est devenue la maîtresse d’un gangster et le voilà de surcroît impliqué dans un vol... Cette nouvelle version est certes très élaborée, passionnante mais fait un emploi excessif des retours en arrière et, tout compte fait, ne parvient pas à égaler l’original. Diffusion mercredi à 21h45 sur MTV Un classique : The Searchers est incontestablement un des plus beaux westerns du cinéma, une œuvre rare signée par le maître du genre, John Ford. Ceux qui par incompétence ou parti pris n’ont cru déceler en lui qu’un cinéaste belliciste et parfois même raciste devraient voir ou revoir The Searchers. Ils y découvriraient la tendresse et l’humanité d’un grand réalisateur qui n’a pas attendu que cela devienne à la mode pour dénoncer l’horreur fratricide des guerres indiennes, l’abjection du génocide des Indiens par l’armée et les profiteurs. The Searchers brasse également sous les grands thèmes du western, mais John Ford s’est surtout attaché à son héros, un homme seul qui n’aura jamais de famille et qui, pendant dix ans, va inlassablement chercher sa nièce. Deux ans après la fin de la guerre de Sécession, Ethan Edwards revient chez lui. Le capitaine Clayton, des Texas Rangers, recherche des volontaires. Au retour d’une mission, Ethan découvre que son frère et sa famille ont été tués par les Comanches, sauf la jeune Debbie, emmenée par les Indiens. En compagnie de Martin, un jeune métis élevé par son frère, Ethan va commencer la recherche. Voici peut-être le plus beau film de John Ford et l’un des plus grands westerns qui soient. Il s’agit d’une adaptation d’un roman signé Alan Le May. Il a été tourné dans la Monument Valley, dans l’État de l’Utah et au Colorado, et est considéré comme le travail majeur du directeur de la photo, William C. Hoch. C’est le film dont John Wayne a toujours dit qu’il avait pour lui la plus profonde des admirations. Pour J.A. Place, qui consacra un livre aux westerns de John Ford, le caractère d’Ethan Edwards, interprété par John Wayne, est le plus ambigu de tous ceux qu’ait mis en scène John Ford. On trouve en lui de la force, de l’individualisme, de l’autosuffisance, du charisme et de l’autorité. Mais une part de son passé demeure dans l’ombre. C’est un homme qui a des affinités avec les Indiens, et ce sont les Indiens qui vont être l’objet de sa longue traque, pendant cinq ans, en compagnie de Martin Pawley, dans les veines de qui coule du pur sang cherokee. Lorsqu’il retrouve la trace des Comanches, c’est pour découvrir que Debbie (Nathalie Wood) est devenue l’une des femmes du Comanche Scar. Les Indiens les obligeront à fuir. Ils reviendront chercher Debbie. Si vous n’avez pas vu ce magnifique western, nous ne vous dévoilerons pas la fin. Diffusion vendredi à 10h30 et 22h30 sur Zen TV
Peu de films, certes, mais un éventail de genres complètement différents et pas toujours indifférents ! Ainsi, «Legends of the Fall» est une vaste saga romanesque, d’autant plus romanesque que ses héros Brad Pitt et Ethan Hawke ont tout pour séduire et se disputent le cœur de la jolie Julia Ormond. Le film catastrophe est solidement présenté avec «Twister» où le Hollandais Juan De Bont a recours à des effets spéciaux à vous couper le souffle pour vous faire vivre au cœur d’une tornade qui s’abat sur une région rurale des États-Unis. C’est spectaculaire à souhait. Le film noir trouve en Steven Soderberg un représentant qualifié et même si, depuis «Underneath», le réalisateur de «Erin Brokovich» et de «Traffic» a fait mieux, il reconstitue une atmosphère pesante à partir d’un remake d’un...