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Actualités - Chronologies

Le terrorisme dans la ligne - de mire de la biométrie

Les auteurs des attentats du 11 septembre aux États-Unis auraient pu être appréhendés si les aéroports où ils avaient embarqué avaient été équipés de systèmes d’identification basés sur les techniques de reconnaissance faciale, affirment les spécialistes de la biométrie au salon de la sécurité Milipol, à Paris. Leurs certitudes ont été renforcées par la publication dans la presse des photos des auteurs présumés de ces attentats, en possession de plusieurs services secrets. La société française Zalix Biométrie, «première entreprise européenne entièrement dédiée aux technologies de la biométrie», a mis au point une technologie, Facial Pass, destinée à identifier un individu dont la photo a été stockée dans une banque de données, susceptible de gommer différents artifices physiques (lunettes, barbe, moustache). Celle-ci prend en compte une dizaine de points caractéristiques du visage et «seule une chirurgie importante du cartilage peut tromper le système». Le passage devant une caméra d’un «indésirable», terroristes dans les aéroports ou aux frontières, voleurs récidivistes dans les commerces, interdits de casino ou bien encore hooligans à l’entrée des stades, dont les caractéristiques faciales ont été stockées dans une banque de données, déclenche une alarme. «On suggère et, s’il y a un doute, la police intercepte», résume le PDG de Zalix Biométrie, Laurent Saada, qui tente actuellement de mettre au point un système d’identification basé sur les vibrations des cordes vocales. Il envisage de tripler en 2002 le CA de sa société (2,06 millions d’euros en 2001), d’autant plus qu’il entrevoit «un marché considérable». Outre les traits du visage – écartement des narines, largeur de la bouche, distance entre les yeux, dessin de l’iris –, la biométrie, dont le marché est en pleine expansion, et qui, selon un expert, pourrait s’accroître de 58 M d’euros en 2000 à 792 M en 2006, s’appuie sur d’autres données : empreintes digitales, géométrie de la main aux 90 paramètres caractéristiques ou bien encore signature dynamique (vitesse d’exécution, pression exercée...).
Les auteurs des attentats du 11 septembre aux États-Unis auraient pu être appréhendés si les aéroports où ils avaient embarqué avaient été équipés de systèmes d’identification basés sur les techniques de reconnaissance faciale, affirment les spécialistes de la biométrie au salon de la sécurité Milipol, à Paris. Leurs certitudes ont été renforcées par la publication dans la presse des photos des auteurs présumés de ces attentats, en possession de plusieurs services secrets. La société française Zalix Biométrie, «première entreprise européenne entièrement dédiée aux technologies de la biométrie», a mis au point une technologie, Facial Pass, destinée à identifier un individu dont la photo a été stockée dans une banque de données, susceptible de gommer différents artifices physiques (lunettes,...