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Actualités - Chronologies

DANEMARK - L’extrême droite, un des grands vainqueurs des législatives

Le Parti du peuple danois (PPD, extrême droite) a été l’un des grands vainqueurs aux élections législatives de mardi au Danemark, devenant la troisième formation politique du Parlement et un soutien précieux pour le futur gouvernement minoritaire dirigé par les libéraux. Avec ses 22 sièges et 12 % des voix au Parlement (contre 13 sièges et 7,4 % au précédent scrutin de mars 1998), le PPD enregistre une forte poussée, permettant à la droite d’avoir une majorité parlementaire pour la première fois depuis 1929. Mais contrairement à l’Autriche, le parti d’extrême droite danois ne sera pas invité à faire partie du futur gouvernement. «Qu’importe, pourvu que nous exerçons l’influence qui nous revient», a dit Pia Kjaersgaard, sa dirigeante charismatique, une quinquagénaire de 54 ans. La victoire de la droite est en partie due à une frange importante d’électeurs sociaux-démocrates lassés par la politique du gouvernement social-démocrate sortant en matière d’immigration, qu’ils jugeaient laxiste. Ils sont allés rejoindre les rangs des libéraux et du PPD, aux positions plus concrètes pour réduire le nombre de réfugiés et immigrés. Le PPD a réussi à imposer le thème de l’immigration dans la campagne, provoquant, avec les libéraux, un débat qualifié d’«hystérique» par le chef du gouvernement sortant Poul Nyrup Rasmussen. Un psychologue suédois de l’université de Roskilde, Lasse Dencik, a de son côté jugé ce débat «indécent, brutal et choquant, rappelant les années 30 de l’Allemagne nazie». «C’est la première fois que la politique d’immigration est à l’ordre du jour dans un scrutin. Je me suis battue depuis longtemps pour mettre ce sujet sur la scène électorale, et enfin j’y ai réussi», s’est pourtant félicitée Pia Kjaersgaard, qui a mené une nouvelle croisade contre les immigrés, notamment de confession musulmane, et a trouvé un large écho favorable dans l’opinion, surtout après les attentats terroristes du 11 septembre aux États-Unis. «Si nous ne disons pas stop maintenant, le Danemark continuera à être islamisé, et les Danois seront dans 60 ans minoritaires dans leur propre pays, dominé par une majorité musulmane», clame-t-elle. «Il y a des extrémistes dans notre pays, qui piétinent nos valeurs, commettent vols et violences, et nourrissent une haine envers la société danoise», juge-t-elle, en affirmant son «opposition à une société multi-ethnique qui ne créera que troubles et tensions dans une société aussi homogène que la nôtre». La plupart des Danois, selon les sondages, partagent les préoccupations du PPD, et deux personnes sur trois veulent une politique d’immigration plus restrictive.
Le Parti du peuple danois (PPD, extrême droite) a été l’un des grands vainqueurs aux élections législatives de mardi au Danemark, devenant la troisième formation politique du Parlement et un soutien précieux pour le futur gouvernement minoritaire dirigé par les libéraux. Avec ses 22 sièges et 12 % des voix au Parlement (contre 13 sièges et 7,4 % au précédent scrutin de mars 1998), le PPD enregistre une forte poussée, permettant à la droite d’avoir une majorité parlementaire pour la première fois depuis 1929. Mais contrairement à l’Autriche, le parti d’extrême droite danois ne sera pas invité à faire partie du futur gouvernement. «Qu’importe, pourvu que nous exerçons l’influence qui nous revient», a dit Pia Kjaersgaard, sa dirigeante charismatique, une quinquagénaire de 54 ans. La victoire de la droite...