Un gouvernement multiethnique semble encore lointain
le 17 novembre 2001 à 00h00
Quatre jours après avoir pris Kaboul, l’Alliance du Nord parachève son installation dans la capitale tandis que la constitution d’un gouvernement multiethnique semblait encore lointaine vendredi. L’Alliance est soumise à une double pression. D’une part, celle de la communauté internationale, qui redoute de voir les factions de l’Alliance s’installer définitivement au pouvoir. D’autre part, celle des «commandants locaux» qui se sont emparés de plusieurs provinces, notamment dans le Sud, et dont la loyauté à l’égard de la coalition de Kaboul reste à démontrer. Entrée mardi dans Kaboul, contre l’avis de ses alliés américains, l’Alliance du Nord a rapidement affiché ses velléités de pouvoir, annonçant le retour prochain dans la capitale de l’ancien président afghan, Burhanuddin Rabbani, plaçant ses hommes dans les ministères abandonnés par les talibans. Ces signaux inquiètent la communauté internationale, qui veut à tout prix empêcher un gouvernement de factions en Afghanistan et répète comme un leitmotiv que la future Aadministration afghane doit être à large base, multiethnique et représentative. Parallèlement, les chefs de tribus locales qui se sont emparés de plusieurs provinces dans le sud et l’est du pays n’ont souvent rien à voir avec l’Alliance du Nord. Beaucoup d’entre eux rejettent l’autorité du président déchu Rabbani. À Jalalabad (est), le chef de guerre local, Younis Khalis, a d’ores et déjà prévenu que l’Alliance n’était pas la bienvenue dans son fief. M. Khalis est un Pachtoun, l’ethnie principale de l’Afghanistan. Les factions qui composent l’Alliance du Nord sont tadjikes, ouzbèkes et hazaras. Enfin, la dernière interrogation, et non des moindres, concerne l’arrivée de troupes étrangères sur le sol afghan, dans le cadre d’une opération destinée à protéger l’acheminement de l’aide humanitaire.
Quatre jours après avoir pris Kaboul, l’Alliance du Nord parachève son installation dans la capitale tandis que la constitution d’un gouvernement multiethnique semblait encore lointaine vendredi. L’Alliance est soumise à une double pression. D’une part, celle de la communauté internationale, qui redoute de voir les factions de l’Alliance s’installer définitivement au pouvoir. D’autre part, celle des «commandants locaux» qui se sont emparés de plusieurs provinces, notamment dans le Sud, et dont la loyauté à l’égard de la coalition de Kaboul reste à démontrer. Entrée mardi dans Kaboul, contre l’avis de ses alliés américains, l’Alliance du Nord a rapidement affiché ses velléités de pouvoir, annonçant le retour prochain dans la capitale de l’ancien président afghan, Burhanuddin Rabbani, plaçant ses...
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