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Actualités - Chronologies

Orientation mitigée du dollar - à Beyrouth cette semaine

La semaine qui vient de s’achever sur le marché des changes de Beyrouth a été en grande partie marquée, comme celle qui l’avait précédée, par un climat de prudence et d’expectative en attendant l’issue de l’affaire de la classification du Hezbollah comme organisation terroriste par l’Administration américaine qui a réclamé aussi le gel de ses avoirs au Liban. Cela d’autant que Washington, par la voix de la conseillère de la Maison-Blanche à la sécurité nationale Condoleeza Rice, venait de menacer de sanctions économiques les pays, dont le Liban, qui refusent de se joindre à la lutte menée par les États-Unis contre le terrorisme. Cela étant et compte tenu toujours du rejet par le gouvernement libanais de cette classification qui confond le terrorisme avec la résistance pour la libération des territoires occupés par Israël, nombre d’opérateurs ont estimé dès le début de cette semaine devoir rester sur la défensive en s’abstenant de prendre de nouvelles initiatives à l’offre comme à la demande du dollar. Mais après que le chef du gouvernement Rafic Hariri eut nié toute confrontation entre les États-Unis et le Liban au sujet du Hezbollah à la lumière des contacts qu’il avait eus avec l’ambassadeur américain à Beyrouth et de ses pourparlers avec le président français Jacques Chirac et du chancelier allemand Gerhard Schröder, qui l’ont rassuré sur le fait qu’il est question d’aides économiques au Liban et non de pressions à exercer contre lui, un timide changement de climat semblait s’installer sur le marché dès le milieu de la semaine. Ce phénomène s’est traduit par une certaine contraction de la demande en dollar, mercredi, suivie d’un léger développement de l’offre en cette monnaie dès jeudi à des fins de placements en livre libanaise sous le rapport de sa rentabilité très élevée par rapport à celle des autres grandes monnaies. Par conséquent, la Banque du Liban (BDL), qui s’était portée vendeuse du billet vert pendant la première moitié de la semaine aux taux pratiqués sur le marché interbancaire, ne tardait pas à l’acheter à ces mêmes taux jeudi et vendredi afin de préserver la stabilité monétaire. À cet effet, elle a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, comme depuis le 9 septembre 1999. Elle est parvenue par cela à faire fixer le billet vert invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, pendant qu’il se négociait tantôt entre 1 513,50 et 1 514,00 LL, de lundi à mercredi, et tantôt entre 1 513,00 et 1 513,50 LL jusqu’à la fin de la semaine. Mais compte tenu toujours de la réticence à l’achat comme à la vente des devises en dehors des besoins courants des opérateurs, le volume des échanges ne devait guère prendre de l’ampleur encore cette semaine. Il n’aurait pas dépassé au total durant cette période quelque cinquante millions de dollars, en partie placés à la vente puis à l’achat par la BDL, dans un marché toujours sans relief, selon les milieux cambistes.
La semaine qui vient de s’achever sur le marché des changes de Beyrouth a été en grande partie marquée, comme celle qui l’avait précédée, par un climat de prudence et d’expectative en attendant l’issue de l’affaire de la classification du Hezbollah comme organisation terroriste par l’Administration américaine qui a réclamé aussi le gel de ses avoirs au Liban. Cela d’autant que Washington, par la voix de la conseillère de la Maison-Blanche à la sécurité nationale Condoleeza Rice, venait de menacer de sanctions économiques les pays, dont le Liban, qui refusent de se joindre à la lutte menée par les États-Unis contre le terrorisme. Cela étant et compte tenu toujours du rejet par le gouvernement libanais de cette classification qui confond le terrorisme avec la résistance pour la libération des territoires...