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Actualités - Chronologies

Une autre image de l’Iran

Depuis quelques années, l’Iran n’est associé dans l’actualité et les esprits qu’à un repliement sur soi excluant tout dialogue avec le monde extérieur. Ce pays, foyer jadis de poésie et d’art, s’est volontairement marginalisé, préoccupé par d’autres idéaux. Or, au cours de cet été, à la Cité internationale des arts, en France, une jeune Iranienne, Chararé Salehi, peintre et poète, a étonné autant les critiques que les visiteurs par l’originalité de son talent. «Chararé Salehi, écrit Ludovic Boutault, dans “Le Figaro”, porte en elle, en chacun de ses traits, les paradoxes qui se côtoient dans sa peinture sans jamais se heurter. Le noir intense frôle délicatement le rouge sang, l’aquarelle la plus diluée soutient les touches d’huile épaisse, juxtaposition de techniques qui viennent illustrer la douce violence des sentiments qu’elle ne peut masquer malgré le port du hejab traditionnel des Iraniennes». «Je danse avec les couleurs sur la toile», avouera l’artiste en ajoutant que l’année actuelle fut pour elle une période de grande tristesse, ce qui se perçoit clairement dans sa peinture. La critique cependant estime que l’œuvre de cette jeune femme n’est ni sombre ni mélancolique. Elle surprend par contre par sa diversité. «Des toiles qui semblent avoir été exécutées sur une longue période ne sont que le fruit de deux ans de travail!», relève la critique. Pudique et réservée, l’artiste est loin de s’enivrer de ce succès. Heureuse d’avoir réussi à convaincre un public difficile, réputé très éclectique, malgré toutes les différences culturelles, elle avoue que si les visiteurs ont pu saisir ce qu’elle voulait exprimer à travers ses toiles, c’est parce qu’il s’agissait de personnes familiarisées et ayant le goût de l’orientalisme. «Elles ont pu capter ainsi le sens du message émanant de chaque tableau». Inspirée de l’art traditionnel persan à ses débuts, Chararé Salehi a évolué graduellement vers un dépouillement rigoureux dans l’intention de n’exprimer que l’essentiel. «Ne restent aujourd’hui, commente la critique, que formes et couleurs d’une puissance et d’une grâce surprenantes».
Depuis quelques années, l’Iran n’est associé dans l’actualité et les esprits qu’à un repliement sur soi excluant tout dialogue avec le monde extérieur. Ce pays, foyer jadis de poésie et d’art, s’est volontairement marginalisé, préoccupé par d’autres idéaux. Or, au cours de cet été, à la Cité internationale des arts, en France, une jeune Iranienne, Chararé Salehi, peintre et poète, a étonné autant les critiques que les visiteurs par l’originalité de son talent. «Chararé Salehi, écrit Ludovic Boutault, dans “Le Figaro”, porte en elle, en chacun de ses traits, les paradoxes qui se côtoient dans sa peinture sans jamais se heurter. Le noir intense frôle délicatement le rouge sang, l’aquarelle la plus diluée soutient les touches d’huile épaisse, juxtaposition de techniques qui viennent...