Les Brésiliens doutent à la veille de la rencontre décisive contre le Venezuela, mercredi à Sao Luiz do Maranhao (nord est), dans le dernier match de qualification du groupe Amsud pour décrocher au forceps une qualification au Mondial-2002 de football. Une qualification permettrait au Brésil de demeurer la seule équipe à avoir disputé toutes les phases finales de la Coupe du monde. Dans le même temps, l’Uruguay entend livrer un combat sans concession dans un derby de feu du Rio de la Plata contre le voisin argentin, pour obtenir le billet de barragiste et, éventuellement, profiter d’un faux pas du Brésil. En multipliant les contre-performances, les Brésiliens se sont imposés un dangereux quitte où double contre le Venezuela, l’équipe en forme du groupe, qui réalise le meilleur tournoi de son histoire et reste sur quatre victoires consécutives, dont un surprenant 3-1 contre le Paraguay. Euphorique, l’entraîneur vénézuélien Richard Paez estime que son équipe «n’a pas encore atteint son meilleur niveau» et affirme que «si nous avons l’opportunité d’attaquer, nous le ferons». Pas vraiment encourageant pour le Brésil dans la mesure où le Venezuela vient de marquer dix buts contre un seul encaissé. Le secteur offensif est également à l’ordre du jour pour Louis Felipe Scolari, l’entraîneur brésilien possédant le bilan le plus catastrophique avec six défaites en dix matches. Du jamais vu. Scolari, qui se refuse à faire revenir le «vieux» Romario, réclamé à cor et à cri par l’opinion publique, pourrait éventuellement faire appel à Ronaldinho Gaucho (Paris SG/Fra) et Marcelinho Paraiba (Hertha Berlin/All) pour suppléer aux carences de Luizao et Edilson. Pressing d’entrée «Nous allons imposer le pressing d’entrée pour marquer le plus rapidement possible afin d’éviter la pression que vont nous imposer les spectateurs», commente Scolari, qui devra se priver des services de Cafu, exclu au match aller, tout en sachant bien que ses jours sont comptés. Vraisemblablement même en cas de qualification. À Montevideo, l’Uruguay de son côté, même si Victor Pua n’écarte pas quelques offensives, entend creuser une véritable tranchée au milieu du terrain du stade Centenario pour bloquer le jeu et décrocher le petit point indispensable pour s’assurer une place de barragiste contre l’Australie, les 20 et 25 novembre. Les Argentins, même qualifiés, entendent bien livrer le combat jusqu’au bout, les derbies entre deux formations ayant remporté chacune deux Coupes du monde étant toujours très engagés. Enfin, la Colombie, qui mathématiquement peut encore espérer jouer les barrages, essaiera de ramener une hypothétique victoire d’Asuncion, en espérant que l’Uruguay trébuche. Voici le programme de la 18e et dernière journée : À Santiago : Chili - Équateur. À Asuncion : Paraguay - Colombie. À Montevideo : Uruguay - Argentine. À Lima : Pérou - Bolivie. À Sao Luiz do Maranhao : Brésil - Venezuela. Le classement Pts J G N P Bp Bc 1. Argentine 42 17 13 3 1 41 14 qualifié 2. Paraguay 30 17 9 3 5 29 19 qualifié 3. Équateur 30 17 9 3 5 23 20 qualifié 4. Brésil 27 17 8 3 6 28 17 5. Uruguay 26 17 7 5 5 18 12 6. Colombie 24 17 6 6 5 16 15 7. Bolivie 17 17 4 5 8 20 32 8. Venezuela 16 17 5 1 11 18 41 9. Pérou 15 17 4 3 10 13 24 10. Chili 11 17 3 2 12 15 27 (Ndlr : les quatre premiers sont directement qualifiés pour les Mondial 2002 en Corée du Sud et au Japon, le 5e joue des barrages (aller-retour, les 20 et 25 novembre) contre l’Australie.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les Brésiliens doutent à la veille de la rencontre décisive contre le Venezuela, mercredi à Sao Luiz do Maranhao (nord est), dans le dernier match de qualification du groupe Amsud pour décrocher au forceps une qualification au Mondial-2002 de football. Une qualification permettrait au Brésil de demeurer la seule équipe à avoir disputé toutes les phases finales de la Coupe du monde. Dans le même temps, l’Uruguay entend livrer un combat sans concession dans un derby de feu du Rio de la Plata contre le voisin argentin, pour obtenir le billet de barragiste et, éventuellement, profiter d’un faux pas du Brésil. En multipliant les contre-performances, les Brésiliens se sont imposés un dangereux quitte où double contre le Venezuela, l’équipe en forme du groupe, qui réalise le meilleur tournoi de son histoire et reste sur...