L’Allemagne respire un peu l’air du Japon et de la Corée du Sud, mais ne peut pour autant bomber le torse après son match nul samedi à Kiev devant l’Ukraine (1-1) lors de la première manche des barrages du Mondial-2002 de football. Ce résultat favorable permet à la Mannschaft de repousser provisoirement la perspective humiliante d’une non-participation à la Coupe du monde. Jamais depuis 1950 les triples champions du monde (1954, 1974 et 1990) n’ont manqué une phase finale. À l’aéroport de Kiev, où l’unique bar a pris samedi soir des allures de quartier général allemand dans l’attente du vol qui ramenait toute la délégation à Cologne, le soulagement était palpable. Les joueurs avaient le sourire et la blague faciles, et le président de la Fédération allemande Gerhard Mayer-Vorfelder parlait de «réhabiliation» après le calamiteux match nul enregistré face à la Finlande (0-0) en octobre lors du dernier match des éliminatoires, et surtout la défaite (5-1) à domicile contre l’Angleterre. S’ils sont soulagés d’avoir esquivé la première salve du boulet ukrainien, les hommes du sélectionneur Rudi Voeller savent que le second match mercredi à Dortmund est loin d’être dans la poche. «Nous ne disposons que d’un avantage minimal. Un tout petit pas seulement a été fait», a prévenu le gardien de but Oliver Kahn, promu capitaine en l’absence d’Oliver Bierhoff, cloué sur le banc des remplaçants. Deux arrêts de grande classe devant le buteur ukrainen Andrei Chevtchenko et un coup franc de l’attaquant du Milan AC détourné d’une parade de chat ont rappelé que le gardien du Bayern Munich était l’homme le plus talenteux de la Mannschaft. L’Ukraine aime voyager Les milieux de Leverkusen Michael Ballack (auteur du but) et Bernd Schneider (bon passeur et rapide pour son retour en sélection depuis deux ans) ainsi que l’arrière de Hertha Berlin Marco Rehmer (au four et au moulin) ont aussi tiré l’équipe vers le haut. «Et peu importe la manière dont nous jouerons mercredi. Il ne s’agira pas d’un concours de beauté de football. Il s’agira d’atteindre un objectif : la Coupe du monde», a ajouté Kahn. De toutes façons, à l’exception du match plein livré en octobre 2000 lors de la victoire en Angleterre (1-0), cela fait longtemps que l’Allemagne n’a pas enthousiasmé les amateurs de beau jeu. Cette formation-là fait d’autant moins la fière que l’Ukraine s’est forgée lors de la phase de poule une réputation d’équipe dangereuse sur terre étrangère, n’y perdant aucun de ses matches et en remportant trois en Arménie (3-2), Norvège (1-0) et Bélarus (2-0). Équipe de contre s’il en est, les Bleus et Jaunes ne sont jamais trop à l’aise en effet lorsqu’ils doivent faire le jeu. Y compris devant 80 000 spectateurs déchaînés. C’est bien pourquoi l’entraîneur assistant de Valeri Lobanovsky, Leonid Burjak, croit encore en son étoile mercredi «malgré la différence de niveau auquel évoluent les joueurs». On doute aussi que, en cette occasion historique, la vedette Chevtchenko soit de nouveau préposée à des tâches aussi défensives que samedi.
L’Allemagne respire un peu l’air du Japon et de la Corée du Sud, mais ne peut pour autant bomber le torse après son match nul samedi à Kiev devant l’Ukraine (1-1) lors de la première manche des barrages du Mondial-2002 de football. Ce résultat favorable permet à la Mannschaft de repousser provisoirement la perspective humiliante d’une non-participation à la Coupe du monde. Jamais depuis 1950 les triples champions du monde (1954, 1974 et 1990) n’ont manqué une phase finale. À l’aéroport de Kiev, où l’unique bar a pris samedi soir des allures de quartier général allemand dans l’attente du vol qui ramenait toute la délégation à Cologne, le soulagement était palpable. Les joueurs avaient le sourire et la blague faciles, et le président de la Fédération allemande Gerhard Mayer-Vorfelder parlait de...
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