Il est bon de rencontrer comme ça, sans le vouloir, au hasard, certains visages qui faisaient partie de notre paysage télévisé et qui, un beau jour, n’étaient plus au rendez-vous. C’est ainsi qu’il a fallu que j’aille jusqu’à Baalbeck pour me trouver en présence de Ricardo Karam. Je sais, Mesdames, vous ne l’avez pas oublié. Il m’a confié qu’il avait des projets, qu’il me téléphonerait pour m’en parler et j’attends toujours! Par contre, au téléphone, j’ai entendu la voix de Ghazi Féghali. Le ton était plus désabusé. La culture ne fait plus l’actualité sauf celle du pavot, bien entendu. J’ai cru comprendre qu’il ne reprendrait pas de sitôt son talk-show. Et pourtant, je ne crois pas que j’étais le seul à aimer ce que Ghazi faisait. Mais personne ne m’a demandé mon avis. Il y a Janane Mallat. Ici, pas de hasard: c’est moi qui ai pris les devants. Car il y a eu l’arrrêt de al-Chater Yehki, qui fut véritablement son «bébé» bien plus que Ya Leil Ya Ein et Greed. Mais lucide, comme toujours, et volontaire plus que jamais, Janane m’a confié que cette fois c’était fini, fini, et qu’elle travaillait sur de nouveaux concepts, sans plus de détails. Je constate cependant, avec optimisme, que personne ne m’a dit: «Jamais! Plus jamais!». Il y a donc de l’espoir! J’ai même, un certain soir, capté l’appel de Wadih Safieddine, le seul à avoir réellement fait de la «francophonie» à la télé, qui me demandait: «Si vous voulez que cette émission continue, dites-le!». Je n’ai rien dit – malheur à moi! – ne sachant pas comment le dire. D’autres, mieux intentionnés peut-être, ont dû agir: l’émission continue. J’aurai au moins le bénéfice de m’en réjouir. P.-S.: Brêve rencontre (Brief Encounter), film de Carol Reed avec Trevor Howard, Célia Johnson.
Il est bon de rencontrer comme ça, sans le vouloir, au hasard, certains visages qui faisaient partie de notre paysage télévisé et qui, un beau jour, n’étaient plus au rendez-vous. C’est ainsi qu’il a fallu que j’aille jusqu’à Baalbeck pour me trouver en présence de Ricardo Karam. Je sais, Mesdames, vous ne l’avez pas oublié. Il m’a confié qu’il avait des projets, qu’il me téléphonerait pour m’en parler et j’attends toujours! Par contre, au téléphone, j’ai entendu la voix de Ghazi Féghali. Le ton était plus désabusé. La culture ne fait plus l’actualité sauf celle du pavot, bien entendu. J’ai cru comprendre qu’il ne reprendrait pas de sitôt son talk-show. Et pourtant, je ne crois pas que j’étais le seul à aimer ce que Ghazi faisait. Mais personne ne m’a demandé mon avis. Il y a Janane...
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