Au bar Pantalona, on n’y croit toujours pas. Un verre de vin à la main, les clients ont l’œil rivé sur le téléviseur, qui passe des interviews en boucle. Le Pantalona est le bar historique du Chievo, club de la banlieue de Vérone. Il y a 16 ans, l’équipe était encore une formation amateur. Aujourd’hui, elle regarde la série A depuis le sommet. L’Inter Milan est deuxième à deux points des promus après neuf journées. Soudainement, le Chievo est sorti de l’ombre en devenant le deuxième club préféré de nombreux Italiens. Arrivé en série C2 en 1986, le club est monté en C1 trois ans plus tard. Après cinq ans, Alberto Malesani, ancien entraîneur de la Fiorentina et de Parme, fait monter l’équipe en série B. L’année dernière, Chievo termine en tête du championnat et gagne son ticket pour la série A. Désormais, les journaux transalpins parlent du Miracle du Chievo, d’un conte de fées footballistique et de Club Cendrillon. Au Pantalona, les serveuses s’inquiètent pour «les garçons», qui pourraient ne pas s’accommoder de la pression médiatique. Au centre d’entraînement de Veronella, les premiers signes du succès se font toujours attendre. « Nous le méritons » L’entraîneur Luigi Del Neri, qui a autrefois servi dans les divisions inférieures, n’hésite pas à envoyer promener les joueurs qui se sentiraient à l’étroit dans leurs crampons. «Nous sommes nouveaux en série A et nous jouons contre des clubs qui ont des années d’expérience à ce niveau», explique Del Neri. «Ce que je rappelle aux joueurs, c’est qu’il leur faut compenser ce déficit d’expérience par des efforts supplémentaires, un surcroît de motivation et de concentration». «Pour le Chievo, il n’y a pas de match facile, donc pas de problème de motivation», rappelle Del Neri. Le Chievo, club bâti sur la frustration et la colère de joueurs rejetés par les gros clubs, dispose d’un budget minimal. Mais le club n’est «pas un antidote pour le football italien, miné par les affaires de dopage et de racisme, tempère le président Luca Campedelli. Nous sommes un club de foot, rien de plus». À 34 ans, Campedelli est le plus jeune président de la série A. Il n’en a pas moins gardé la tête sur les épaules. «Ce qui nous arrive n’est pas un conte de fées. Le Chievo en est là aujourd’hui à force de travail et de talent. Nous ne sommes pas arrivés en série A par miracle. Nous sommes ici pour de bonnes raisons ; nous le méritons», martèle-t-il. «J’appellerais ça une belle histoire, pas un conte de fées».
Au bar Pantalona, on n’y croit toujours pas. Un verre de vin à la main, les clients ont l’œil rivé sur le téléviseur, qui passe des interviews en boucle. Le Pantalona est le bar historique du Chievo, club de la banlieue de Vérone. Il y a 16 ans, l’équipe était encore une formation amateur. Aujourd’hui, elle regarde la série A depuis le sommet. L’Inter Milan est deuxième à deux points des promus après neuf journées. Soudainement, le Chievo est sorti de l’ombre en devenant le deuxième club préféré de nombreux Italiens. Arrivé en série C2 en 1986, le club est monté en C1 trois ans plus tard. Après cinq ans, Alberto Malesani, ancien entraîneur de la Fiorentina et de Parme, fait monter l’équipe en série B. L’année dernière, Chievo termine en tête du championnat et gagne son ticket pour la série A....
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