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Actualités - Chronologies

États-Unis - Les New-Yorkais élisent le successeur de Giuliani

Les New-Yorkais élisaient hier celui qui, du démocrate Mark Green ou du républicain Michael Bloomberg, aura la lourde tâche de succéder en janvier au populaire Rudolph Giuliani. Il y a deux semaines encore, Mark Green, ancien médiateur municipal et figure depuis vingt ans de l’establishment démocrate local, semblait être le grand favori, avec une confortable avance dans les sondages. Dans une ville où les électeurs démocrates sont en principe largement majoritaires, il ne devait faire qu’une bouchée de Michael Bloomberg, magnat de la presse et de la finance mais néophyte en politique.Mais plusieurs faux pas de Mark Green et surtout le soutien de poids apporté le 27 octobre par le maire sortant Rudolph Giuliani ont permis à Michael Bloomberg de refaire son retard. La façon dont celui que l’Amérique surnomme «Rudy» a géré la crise née des attentats du 11 septembre lui vaut une popularité record, avec un taux de satisfaction dépassant à New York les 80 %. Même dans les rangs démocrates, nombreux sont ceux qui auraient voté pour lui pour un troisième mandat, interdit par la loi. Le dernier sondage de la campagne donnait lundi MM. Green et Bloomberg à égalité, aux environs de 42 %, avec une forte proportion d’indécis dont le choix de dernière minute va emporter la décision. Même s’il n’a pas activement fait campagne sur le terrain en faveur de Michael Bloomberg, M. Giuliani est apparu à ses côtés dans un spot télévisé. Un trésor de guerre d’environ 50 millions de dollars (sur une fortune estimée à quelque 4 milliards) a permis à Mike Bloomberg de marteler ce film publicitaire à l’envi au cours des derniers jours. «Pour résumer les choses, c’est comme s’il avait été soutenu par Dieu», commentait hier matin sur les ondes d’une radio locale un éditorialiste de l’hebdomadaire NewYorker. Pour tenter de contrer la puissance de la campagne médiatique de son adversaire, Mark Green a fait appel dans les dernières heures aux poids lourds du parti démocrate : Bill Clinton, le sénateur Ted Kennedy, le sénateur Joseph Lieberman (candidat à la vice-présidence aux côtés d’Al Gore l’an dernier) sont apparus à ses côtés dans des réunions publiques. Mais un élément important lui fait toujours défaut : le démocrate Fernando Ferrer, leader de l’importante communauté hispanique, ne lui a pas pardonné des attaques très dures lancées contre lui pendant les primaires démocrates et boude ostensiblement. Son absence lors du grand dîner de fin de campagne pourrait être un signal donné à la communauté hispanique de ne pas voter Mark Green, ce qui pourrait lui être fatal. Mais que ce soit Michael Bloomberg ou Mark Green, le prochain maire de New York va être confronté à des dossiers complexes, à une situation financière difficile et aux exigences de la reconstruction du sud de Manhattan ravagé par l’écroulement des tours jumelles. Il aura surtout la lourde tâche de succéder à «Rudy», devenu à l’issue de ses deux mandats de quatre ans l’un des maires les plus populaires de l’histoire de New York.
Les New-Yorkais élisaient hier celui qui, du démocrate Mark Green ou du républicain Michael Bloomberg, aura la lourde tâche de succéder en janvier au populaire Rudolph Giuliani. Il y a deux semaines encore, Mark Green, ancien médiateur municipal et figure depuis vingt ans de l’establishment démocrate local, semblait être le grand favori, avec une confortable avance dans les sondages. Dans une ville où les électeurs démocrates sont en principe largement majoritaires, il ne devait faire qu’une bouchée de Michael Bloomberg, magnat de la presse et de la finance mais néophyte en politique.Mais plusieurs faux pas de Mark Green et surtout le soutien de poids apporté le 27 octobre par le maire sortant Rudolph Giuliani ont permis à Michael Bloomberg de refaire son retard. La façon dont celui que l’Amérique surnomme «Rudy»...