Le conseil d’administration de la Sabena a décidé mardi soir de demander à la justice de prononcer la faillite de la compagnie aérienne belge, a annoncé le président du conseil d’administration, Fred Chaffart. Le tribunal de commerce de Bruxelles devrait se réunir aujourd’hui pour examiner cette demande, selon des sources au sein de la compagnie. Sabena, qui emploie 13 000 personnes, n’a pas réussi à trouver des investisseurs prêts à participer à la relance de la compagnie. Toutefois, «des plans sont élaborés réunissant des investisseurs belges, des institutions financières et Virgin Express (seconde compagnie aérienne belge), pour redémarrer une activité aérienne de taille réduite mais adaptée sur la base de la compagnie aérienne DAT», la filiale régionale de la Sabena, a indiqué M. Chaffart. «Cette activité se concentrerait sur le réseau européen, avec un possible maintien d’un certain nombre de destinations long-courriers rentables. Dès ce soir, les vols européens et intercontinentaux de Sabena sont suspendus. Cette décision sera également d’application au minimum pour la journée de mercredi», a-t-il précisé. L’annonce du retrait Virgin Express, la seule compagnie aérienne officiellement intéressée par la reprise d’une partie des activités de la Sabena, a anéanti les derniers espoirs du personnel de la Sabena, qui a déserté les comptoirs d’enregistrement des bagages de la compagnie à l’aéroport de Bruxelles en début d’après-midi. La direction de l’entreprise suspendait dès lors l’ensemble de ses vols au départ de Bruxelles. Le gouvernement belge, qui détient 50,5 % des parts de la Sabena, multipliait mardi les réunions pour tenter de sauver ce qui pouvait encore l’être dans la Sabena et pour mettre au point un plan d’accompagnement social pour les quelque 6 000 «Sabéniens» – c’est ainsi que sont appelés en Belgique les salariés de la Sabena –, qui vont perdre leur emploi dans l’une des plus grandes faillites de l’histoire du pays. Sabena, dont la dette est estimée à environ 2 milliards d’euros, était depuis plusieurs mois engagée dans une restructuration douloureuse quand sont survenus les attentats du 11 septembre aux États-Unis, la plongeant, comme le reste du secteur aérien, dans des difficultés d’une ampleur inédite. Ses problèmes se sont encore aggravés quand Swissair, son actionnaire minoritaire (49,5 %), s’est avéré début octobre incapable d’injecter comme prévu de nouveaux capitaux dans la compagnie belge.
Le conseil d’administration de la Sabena a décidé mardi soir de demander à la justice de prononcer la faillite de la compagnie aérienne belge, a annoncé le président du conseil d’administration, Fred Chaffart. Le tribunal de commerce de Bruxelles devrait se réunir aujourd’hui pour examiner cette demande, selon des sources au sein de la compagnie. Sabena, qui emploie 13 000 personnes, n’a pas réussi à trouver des investisseurs prêts à participer à la relance de la compagnie. Toutefois, «des plans sont élaborés réunissant des investisseurs belges, des institutions financières et Virgin Express (seconde compagnie aérienne belge), pour redémarrer une activité aérienne de taille réduite mais adaptée sur la base de la compagnie aérienne DAT», la filiale régionale de la Sabena, a indiqué M. Chaffart. «Cette...
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