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Actualités - Chronologies

Les New-Yorkais vivent - dans la peur des licenciements

Des milliers de salariés new-yorkais vivent avec la peur de recevoir, au lieu des traditionnelles primes de fin d’année, une «fiche rose» de licenciement, comme celles reçues par les 100 000 Américains qui ont déjà perdu leur emploi depuis les attentats du 11 septembre. Cédric L., opérateur dans une société de finance dont les bureaux se situaient près des tours jumelles, avait déjà réfléchi à ce qu’il allait faire de sa prime de fin d’année grâce à laquelle il avait acheté l’an dernier une nouvelle voiture. Depuis le 11 septembre, ses perspectives se sont assombries. «Maintenant, presque tous les salariés de mon entreprise redoutent que la prime soit remplacée par une lettre de licenciement d’ici à Noël», explique-t-il. Depuis les attentats, Cédric, 29 ans, travaille de chez lui, de l’autre côté du fleuve Hudson, dans l’État du New Jersey. Sa peur est partagée par des milliers de salariés, à New York mais aussi dans tout le pays, où les attentats ont aggravé une situation économique déjà fragile, provoquant des dizaines de milliers de licenciements. Après 200 000 suppressions d’emploi en septembre, le département du Travail vient d’annoncer une perte nette de 415 000 emplois aux États-Unis pour octobre, soit la réduction la plus lourde depuis mai 1980. À New York, où le taux de chômage est monté à 6,3 % en septembre, contre 5,8 % le mois précédent, les répercussions des attentats se sont fait ressentir sur l’ensemble des secteurs, et en particulier l’hôtellerie, la restauration et les spectacles. Le département du Travail de New York évalue à 100 000 le nombre de personnes qui vont perdre leur travail dans la foulée des attentats. Dès le premier mois après les attentats, quelque 75 000 personnes se sont vu privées de leur emploi, des plongeurs de restaurant ou des chefs d’entreprises, mais aussi des employés de bureau, des avocats, des secrétaires ou des courtiers de Wall Street. Et ce chiffre ne tient pas compte des «milliers de travailleurs immigrés sans papiers qui ont également perdu leur emploi», souligne Monica Santana, de la Coalition pour les immigrés de New York. Récemment, 8 000 personnes, banquiers ou serveurs, ont patiemment fait la queue pour entrer dans la deuxième Bourse du travail organisée par la mairie au Madison Square Garden et qui s’adressait en priorité à ceux qui travaillaient dans les tours jumelles. À cette occasion, 225 entreprises ont proposé du travail, parmi elles American Express, BMW, les magasins Conway ou Macy’s, IBM ou encore AOL Time Warner. Face aux sombres perspectives de l’emploi dans la ville, la municipalité a déjà prévu une troisième Bourse du travail courant novembre. «Mon pire cauchemar, c’est de m’imaginer faire la queue, noyé dans une masse de milliers de personnes qui, comme moi, viennent de recevoir leur papier rose», dit Cédric. «Terrifiant !».
Des milliers de salariés new-yorkais vivent avec la peur de recevoir, au lieu des traditionnelles primes de fin d’année, une «fiche rose» de licenciement, comme celles reçues par les 100 000 Américains qui ont déjà perdu leur emploi depuis les attentats du 11 septembre. Cédric L., opérateur dans une société de finance dont les bureaux se situaient près des tours jumelles, avait déjà réfléchi à ce qu’il allait faire de sa prime de fin d’année grâce à laquelle il avait acheté l’an dernier une nouvelle voiture. Depuis le 11 septembre, ses perspectives se sont assombries. «Maintenant, presque tous les salariés de mon entreprise redoutent que la prime soit remplacée par une lettre de licenciement d’ici à Noël», explique-t-il. Depuis les attentats, Cédric, 29 ans, travaille de chez lui, de l’autre...