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Actualités - Chronologies

Le suicide ou la mort à volonté

La mort volontaire est un sujet qui peut difficilement être abordé avec sérénité. Le meurtre de soi est un crime rejeté par toute conscience humaine en état normal. Tout, absolument tout a été prévu dans l’organisme pour empêcher que l’être humain ait recours à ce geste en cas de détresse. Des sécrétions biochimiques interviennent dans le cerveau, au niveau du cortex, pour empêcher l’humeur de s’orienter vers cette solution extrémiste. «Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir», murmurent-elles en exerçant leur effet sur le moral du sujet... Mais hélas les faits sont là pour informer que les morts volontaires loin d’accuser une régression affichent une courbe ascendante. Et cela autant dans les pays avancés que les autres. Face à ce grave problème, la science est en mobilisation permanente, cherchant autant le remède que la raison de cette vulnérabilité individuelle face aux aléas de l’existence. Des recherches dans ce domaine se poursuivent depuis plus de trente-sept ans dans différents centres scientifiques. Mais elles n’aboutissent qu’à des controverses. Les explications biochimiques par rapport à certaines carences prônées par les neurologistes sont contestées par les psychiatres. Du moins par certains cercles psychiatriques, qui insistent sur le fait que neuf suicidés sur dix accusent une perturbation psychiatrique sous-jacente avant le geste fatal... Si pour le sociologue Emile Durkheim, le suicide n’est que l’éclatement de l’individu sur le mur hostile de la société, pour les chercheurs scientifiques (ou une partie d’entre eux), il s’agit du résultat d’une modification biochimique, survenant dans la sphère cérébrale, marquée par un déficit d’une certaine hormone au niveau du cortex frontal. Selon eux, des observations enregistrées chez des accidentés de la route, traumatisés du crâne, révèlent des modifications du comportement similaires. Le neurobiologiste Henri Laborit avait, dans le temps, déjà établi que la zone du cortex prénatal serait le siège d’un mécanisme universel du contrôle des émotions chez l’être humain. Pour le Dr John Mann, des États-Unis, et de son équipe la mort volontaire résulte d’une carence en sérotonine. D’autres chercheurs neurobiologistes sont eux aussi partisans de la position du Dr Mann et de son équipe, leurs propres travaux ayant permis d’aboutir au même concept: l’inhibition de l’action de la sérotonine dans la région ventrale du cortex préfrontal, de l’encéphale peut entraîner des altérations du comportement, dont le suicide... Selon le Dr John Mann, la carence en sérotonine pourrait justifier, en devenant un facteur déterminant du passage à l’acte, son rôle dans le suicide. Portrait du coupable La sérotonine est produite par certaines cellules intestinales et par les neurones du système nerveux central. Des travaux sur le singe ont démontré que quand les petits sont séparés de leur mère et élevés par d’autres guenons et loin d’elle, ils accusent un déficit en sérotonine qui persiste leur vie durant. Selon d’autres travaux du Dr John Mann, 75 pour cent des déprimés ayant tenté de se suicider accusaient des concentrations en sérotonine particulièrement basses. Les prélèvements ayant été effectués au niveau de la moelle épinières et du cerveau céphalo-rachidien. La responsabilité du psychisme Les psychiatres français mettent en doute le concept et le système de mesure du Dr Mann en relevant que les modifications biochimiques étaient excessivement subtiles. Querelle de principes, en fait, plutôt que de concepts puisqu’il est admis aujourd’hui que la région frontale du cortex préfrontal est le lieu d’une action inhibitrice. Les accidentés de la route blessés du crâne qui développent un «syndrome frontal» caractérisé par un comportement effréné confirment le fait que cette région serait le centre du contrôle des émotions.
La mort volontaire est un sujet qui peut difficilement être abordé avec sérénité. Le meurtre de soi est un crime rejeté par toute conscience humaine en état normal. Tout, absolument tout a été prévu dans l’organisme pour empêcher que l’être humain ait recours à ce geste en cas de détresse. Des sécrétions biochimiques interviennent dans le cerveau, au niveau du cortex, pour empêcher l’humeur de s’orienter vers cette solution extrémiste. «Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir», murmurent-elles en exerçant leur effet sur le moral du sujet... Mais hélas les faits sont là pour informer que les morts volontaires loin d’accuser une régression affichent une courbe ascendante. Et cela autant dans les pays avancés que les autres. Face à ce grave problème, la science est en mobilisation permanente,...