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Actualités - Chronologies

Joanne Kathleen Rowling, l’ensorceleuse

C’est l’histoire incroyable d’une petite binoclarde devenue une jeune mère seule et sans le sou, au bord de la dépression, puis l’auteur d’un phénomène d’édition mondial, la saga des Harry Potter, qui fait d’elle l’un des écrivains les plus lus de la planète. C’est l’histoire incroyable mais vraie de la Britannique Joanne Kathleen Rowling qui, à 36 ans, a ensorcelé des millions d’enfants de 7 à 97 ans, dans le monde entier, avec les aventures d’un petit orphelin aux pouvoirs magiques rédigées sur un coin de table dans un café d’Édimbourg. «Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais pas imaginé quelque chose de ce genre», confiait récemment celle qui a donné vie à Harry Potter, Ron Weasley, Hermione Granger et autres personnages déjà quasi mythiques qui peuplent les quatre premiers volumes de sa saga. Inconnue il y a cinq ans encore, le nom de JK Rowling court désormais sur toutes les lèvres des écoliers britanniques. La reine l’a décorée l’an dernier, le prestigieux Who’s Who lui a fait l’honneur de ses colonnes. De son premier livre, Harry Potter et l’école des sorciers, la Warner Bros a tiré un film qui sort le 16 novembre. Son succès quasi assuré et la prolifération des produits dérivés à l’approche de Noël devraient venir grossir sa fortune déjà considérable, évaluée à plus de 100 millions d’euros et qui fait d’elle l’une des femmes les plus riches du royaume. Rien pourtant ne semblait prédisposer à pareil destin la «petite conne bosseuse avec des lunettes de la Sécurité sociale» – selon ses propres mots –, fille d’un technicien et d’une mère mi-Écossaise, mi-Française, qui grandit en Angleterre, près de Bristol, puis au pays de Galles. Comme une star de cinéma Après une licence de français, elle enchaîne les petits boulots. En 1990, la mort de sa mère, à l’âge de 45 ans, la pousse à se remettre en question. Elle part enseigner l’anglais au Portugal, y épouse un journaliste, donne naissance à une fille, Jessica. Mais le mariage vire à l’aigre, la jeune femme rentre plusieurs mois plus tard à Édimbourg (Écosse) où, faute d’un emploi fixe, elle tire le diable par la queue, élève seule son enfant et sombre dans la dépression. Sur les tables d’un café, où elle se réfugie pour fuir son appartement mal chauffé, elle rédige les premières aventures de Harry Potter, s’inspirant de ses propres blessures, de sa propre enfance. Elle mettra cinq ans à boucler le premier livre, deux ans à le faire publier. En 1997, Harry Potter et l’école des sorciers connaît un succès immédiat. Trois volumes, quelques prix littéraires et plus de 100 millions d’exemplaires plus tard, JK Rowling est entrée au panthéon des auteurs les plus lus de la planète. Accueillie comme une star du cinéma partout où elle passe, fêtée par les enfants auxquels elle lit des passages de ses livres, JK Rowling n’a cure des critiques, notamment au sein de ses pairs, qui lui reprochent de se prêter aux exigences du marketing moderne. Imperturbable, la jeune femme poursuit l’ambitieux projet qu’elle s’était fixé dès le départ : rédiger sept volumes de Harry Potter. Le cinquième est prévu pour le milieu de l’année prochaine. Harcelée par les médias, elle ne se livre qu’au compte-gouttes et protège sa vie privée. Dans les interviews qu’elle accorde avec parcimonie, cette jeune femme au regard bleu gris intense parle de la difficulté d’être parent isolé ou jeune écrivain, du manque d’argent. De sa mère aussi, à qui elle aimerait tant dire, si elle pouvait la voir dans le miroir magique où Harry Potter revoit ses propres parents : «J’ai une fille, elle s’appelle Jessica, voici à quoi elle ressemble et ce qu’elle aime, et puis j’ai écrit quelques livres, et puis tu sais quoi maman, devine ce qui s’est passé ensuite...».
C’est l’histoire incroyable d’une petite binoclarde devenue une jeune mère seule et sans le sou, au bord de la dépression, puis l’auteur d’un phénomène d’édition mondial, la saga des Harry Potter, qui fait d’elle l’un des écrivains les plus lus de la planète. C’est l’histoire incroyable mais vraie de la Britannique Joanne Kathleen Rowling qui, à 36 ans, a ensorcelé des millions d’enfants de 7 à 97 ans, dans le monde entier, avec les aventures d’un petit orphelin aux pouvoirs magiques rédigées sur un coin de table dans un café d’Édimbourg. «Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais pas imaginé quelque chose de ce genre», confiait récemment celle qui a donné vie à Harry Potter, Ron Weasley, Hermione Granger et autres personnages déjà quasi mythiques qui peuplent les quatre premiers...