L’écrivain britannique V.S. Naipaul, prix Nobel de littérature 2001, a exprimé, dans un entretien provocateur diffusé par la Radio suédoise, «sa gratitude» envers les prostituées qu’il fréquentait du temps où son mariage battait de l’aile. Les tabloïds suédois ont consacré une pleine page à cette confession au parfum de scandale. Naipaul, réputé pour ses remarques cinglantes et controversées, y admet s’être régulièrement réfugié dans les bras de prostituées lorsque, absorbé par son travail, il manquait de temps pour courtiser de plus honorables maîtresses. «Elles offrent du réconfort et je leur sais gré d’avoir été là quand j’avais besoin de leurs services», a déclaré V.S. Naipaul dans un entretien à la radio américaine NPR, partiellement retransmis par la Radio suédoise (publique). «Je ne pouvais pas courtiser d’autres femmes, parce que cela demande beaucoup de temps», a-t-il dit, ajoutant : «Si vous voulez séduire une femme et que votre mariage n’est pas heureux dans tous ses aspects, vous ne pouvez pas décider comme cela de courtiser, cela demande des jours, des semaines, cela implique de renoncer au travail». Les prostituées «m’ont donné une sorte de soulagement sexuel que je ne trouvais pas ailleurs dans ma vie», a-t-il souligné, concédant toutefois qu’il n’avait rien appris de cette expérience. Selon Naipaul, qui affirme n’en tirer aucune honte, «les femmes de ce genre ne nous apprennent rien». Les membres de l’Académie suédoise chargée de désigner le prix Nobel de littérature se sont déclarés parfaitement indifférents aux propos du lauréat 2001, rappelant qu’ils n’établissaient leur sélection que sur des critères de qualité littéraire. «Nous jugeons uniquement l’œuvre,» a déclaré Gœran Malmqvist, professeur et membre de l’académie au journal Expressen. «Il existe beaucoup de lauréats du prix Nobel que je n’aimerais pas avoir comme amis», a-t-il ajouté. «Le prix Nobel est une récompense littéraire. Rien d’autre, ce n’est pas un prix de conduite ou de bonne moralité», a estimé quant à lui Sture Allen, ancien secrétaire perpétuel de l’académie dont il est toujours membre.
L’écrivain britannique V.S. Naipaul, prix Nobel de littérature 2001, a exprimé, dans un entretien provocateur diffusé par la Radio suédoise, «sa gratitude» envers les prostituées qu’il fréquentait du temps où son mariage battait de l’aile. Les tabloïds suédois ont consacré une pleine page à cette confession au parfum de scandale. Naipaul, réputé pour ses remarques cinglantes et controversées, y admet s’être régulièrement réfugié dans les bras de prostituées lorsque, absorbé par son travail, il manquait de temps pour courtiser de plus honorables maîtresses. «Elles offrent du réconfort et je leur sais gré d’avoir été là quand j’avais besoin de leurs services», a déclaré V.S. Naipaul dans un entretien à la radio américaine NPR, partiellement retransmis par la Radio suédoise (publique). «Je...
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