Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

ÉTATS-UNIS - Le PIB américain recule - de 0,4 % au 3e trimestre

L’économie américaine s’est contractée au 3e trimestre pour la première fois depuis plus de sept ans et les conjoncturistes pensent désormais qu’une récession est quasiment inévitable en raison du fort affaiblissement de la consommation à la suite des attentats. Le président George W. Bush a estimé que les événements du 11 septembre «ont étouffé l’économie» en ébranlant la confiance des consommateurs et des investisseurs, en commentant le recul de 0,4 % en rythme annuel du produit intérieur brut (PIB), annoncé mercredi par le département du Commerce. Il s’agit de la première baisse de l’activité depuis les trois premiers mois de 1993 et de la plus prononcée depuis le premier trimestre 1991, lors de la dernière récession américaine. Au total, les entreprises et les ménages ont réduit leurs investissements de 10,7 % au 3e trimestre après une baisse de 12,1 % les trois mois précédents, selon le département du Commerce. Maintenant, avec la forte détérioration de la confiance des ménages – qui, selon le Conference Board, est au plus bas depuis février 1994 – accompagnée d’un fort affaiblissement de la consommation, les États-Unis seront donc en récession, ce qui, techniquement, se définit par au moins deux trimestres consécutifs de contraction de l’activité. Le secrétaire au Trésor Paul O’Neill a tenté de tempérer ce pessimisme généralisé en estimant que la croissance pourrait redevenir «légèrement positive» au dernier trimestre 2001 si le Sénat à majorité démocrate adoptait rapidement le plan de relance en discussion. M. Bush a pressé le Congrès d’adopter le programme avant la fin novembre. Ce programme pourrait porter sur des réductions d’impôts de 100 milliards de dollars. Selon John Lonski, principal économiste de la firme de notation financière Moody’s, la mise en œuvre sans tarder du plan de relance pourrait doper les investissements et les dépenses de consommation, et peut-être éviter une croissance négative au 4e trimestre. Il a relevé que les chiffres du PIB au 3e trimestre avaient été moins mauvais qu’attendu. Glen Hubbard, le principal conseiller économique du président Bush, a concédé que «la probabilité que les États-Unis soient en récession a certainement augmenté» tout en disant «qu’il était trop tôt pour l’affirmer». La grande majorité des économistes s’accorde à prévoir un redémarrage de l’activité dès le début de 2002 grâce aux neuf réductions des taux de la Réserve fédérale depuis janvier combinées aux mesures de relance attendues.
L’économie américaine s’est contractée au 3e trimestre pour la première fois depuis plus de sept ans et les conjoncturistes pensent désormais qu’une récession est quasiment inévitable en raison du fort affaiblissement de la consommation à la suite des attentats. Le président George W. Bush a estimé que les événements du 11 septembre «ont étouffé l’économie» en ébranlant la confiance des consommateurs et des investisseurs, en commentant le recul de 0,4 % en rythme annuel du produit intérieur brut (PIB), annoncé mercredi par le département du Commerce. Il s’agit de la première baisse de l’activité depuis les trois premiers mois de 1993 et de la plus prononcée depuis le premier trimestre 1991, lors de la dernière récession américaine. Au total, les entreprises et les ménages ont réduit leurs...