Maladie neurologique mythique, l’épilepsie est une affection qui évolue par crises. Associée depuis la nuit des temps à une intervention céleste, plus ou moins punitive, elle fait souvent peur aux profanes. Pourtant, de nos jours, une prise en charge correcte permet une vie tout à fait normale. Il faut savoir, par ailleurs, qu’elle ne se traduit pas toujours par des convulsions spectaculaires. Les crises peuvent être très discrètes au point d’être confondues avec une simple distraction. Le sujet est inconscient durant un très court laps de temps, à peine quelques secondes. Le regard dans le vague, il reprend ses activités normalement. Si toutefois «les absences» en question sont fréquentes, elles peuvent perturber la vie scolaire d’un enfant. Comme par ailleurs à côté de ces courtes «évasions» l’enfant peut développer une certaine difficulté d’apprentissage et de mémorisation, il est important que les parents repèrent ces signes le plus tôt possible, les signalant au pédiatre. Des connexions et troubles divers La maladie peut aussi se traduire par des mouvements involontaires, des troubles visuels, des «déconnexions», des mouvements de la bouche comme si le malade mâchait, durant lesquels l’enfant paraît conscient, mais ne répond pas aux questions qu’on lui pose, ou encore triture ses vêtements. Il s’agit là de petites crises soudaines, ne dépassant pas les deux minutes, et tout à fait inattendues. Elles s’expliquent par un mauvais fonctionnement, proche du court-circuit, survenant dans une zone cérébrale où les neurones sont perturbés dans leur fonction de transmission du flux nerveux. Une crise occasionnelle, cependant, peut survenir à n’importe quel enfant lors d’un accès de fièvre ou d’un traumatisme du crâne. Ainsi, on ne peut parler d’épilepsie que si les symptômes surviennent à répétition. Tout signe évocateur néanmoins doit être signalé au pédiatre ou au neurologue. En cas de doute, l’examen sera complété par un électro-encéphalogramme. Des examens plus poussés (IRM, Pet Scan) en cas de trouble permettront de déterminer s’il s’agit d’épilepsie et de quelle forme. Chez les jeunes, les formes bénignes de la maladie sont fréquentes et il arrive qu’elles disparaissent spontanément, sans traitement. Une crise occasionnelle peut survenir sans qu’on puisse parler d’épilepsie. Ce n’est que quand les symptômes se répètent et que les parents relèvent des signes évocateurs qu’il est nécessaire de s’adresser au spécialiste. Les traitements actuels permettent de diminuer ou même de supprimer totalement les crises. Les médicaments les plus récents sont parfaitement tolérés et dénués d’effets secondaires. En général, plus de 75 % des épilepsies infantiles sont contrôlées. Après deux à cinq ans de traitement, selon les cas, les enfants peuvent se passer de médicaments sans risque de rechute. Une dizaine de molécules sont mises à la disposition des spécialistes, permettant de choisir celle qui convient le mieux à chaque cas. En dehors de quelques règles d’hygiène (traitement régulier, sommeil suffisant et abstinence d’activités sportives très risquées) absolument nécessaires, l’enfant peut et doit mener une vie parfaitement normale.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Maladie neurologique mythique, l’épilepsie est une affection qui évolue par crises. Associée depuis la nuit des temps à une intervention céleste, plus ou moins punitive, elle fait souvent peur aux profanes. Pourtant, de nos jours, une prise en charge correcte permet une vie tout à fait normale. Il faut savoir, par ailleurs, qu’elle ne se traduit pas toujours par des convulsions spectaculaires. Les crises peuvent être très discrètes au point d’être confondues avec une simple distraction. Le sujet est inconscient durant un très court laps de temps, à peine quelques secondes. Le regard dans le vague, il reprend ses activités normalement. Si toutefois «les absences» en question sont fréquentes, elles peuvent perturber la vie scolaire d’un enfant. Comme par ailleurs à côté de ces courtes «évasions» l’enfant...