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Actualités - Chronologies

Les humanitaires afghans craignent plus - les bombardements que les taliban

Les employés locaux des organisations humanitaires en Afghanistan craignent plus les bombardements américains que le harcèlement des taliban, ont indiqué à Islamabad plusieurs organisations non gouvernementales. «Depuis une dizaine de jours, avec l’intensification des bombardements, nos employés sont de plus en plus hésitants à venir travailler», confie Éric Ouannes, responsable pour l’Afghanistan de l’ONG française Action contre la faim (ACF). «Dans un quartier de l’ouest de Kaboul, une bombe est tombée à 300 mètres de l’un de nos centres de soins, cinq minutes avant l’arrivée du personnel. Une autre est tombée à la fin de la semaine sur un de nos projets d’évacuation des eaux usées de la capitale, juste quelques instants avant l’arrivée de notre équipe», raconte-t-il. «Nous avons dû dire aux 700 membres du personnel de ne pas venir travailler s’ils considèrent que c’est trop dangereux», explique M. Ouannes, soulignant que les employés ne sont «pas terrorisés». Le porte-parole de la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Andrei Neacsu, souligne lui aussi que ses employés «ne sont pas à l’aise au travail» et «ont réduit au maximum leur présence dans les hôpitaux et les cliniques». Les organisations interrogées ajoutent que leurs employés craignent bien plus les bombardements que les éventuels pillages par des taliban, dénoncés en fin de semaine dernière par les Nations unies.
Les employés locaux des organisations humanitaires en Afghanistan craignent plus les bombardements américains que le harcèlement des taliban, ont indiqué à Islamabad plusieurs organisations non gouvernementales. «Depuis une dizaine de jours, avec l’intensification des bombardements, nos employés sont de plus en plus hésitants à venir travailler», confie Éric Ouannes, responsable pour l’Afghanistan de l’ONG française Action contre la faim (ACF). «Dans un quartier de l’ouest de Kaboul, une bombe est tombée à 300 mètres de l’un de nos centres de soins, cinq minutes avant l’arrivée du personnel. Une autre est tombée à la fin de la semaine sur un de nos projets d’évacuation des eaux usées de la capitale, juste quelques instants avant l’arrivée de notre équipe», raconte-t-il. «Nous avons dû dire aux...