La confiance dans une reprise - rapide soutient le dollar
le 25 octobre 2001 à 00h00
Le dollar a montré une résistance remarquable depuis les attentats du 11 septembre, qui ont jeté les États-Unis dans une guerre de longue haleine contre le terrorisme et dans une récession. La principale raison de sa bonne tenue est que «les États-Unis ont une flexibilité en matière de politique économique et l’utilisent», a souligné Robert Sinche, spécialiste des changes de Citibank. «Vous avez la flexibilité (aux États-Unis) et l’inflexibilité en particulier en Allemagne et du côté de la Banque centrale européenne et le marché observe et se dit qu’il n’est pas très à l’aise avec cela», a-t-il dit. C’est ce sentiment – partagé par nombre d’analystes – qui explique pourquoi les investisseurs continuent à acheter du dollar et donc à parier sur les États-Unis. Alors que le ralentissement de l’économie s’est étendu au monde entier, les investisseurs restent persuadés que les autorités politiques et monétaires américaines sont mieux à même de relancer la machine que la zone euro ou le Japon. Malgré un petit recul mercredi, le billet vert a donc parfaitement tenu le choc face aux deux autres grandes devises internationales. Il s’est même offert le luxe de remonter à son plus haut niveau depuis les attentats du 11 septembre au début de cette semaine face à l’euro (à 0,8870 cents US) et de toucher un plus haut niveau depuis août face à la devise japonaise en passant brièvement la barre des 123 yens pour un dollar. À première vue pourtant, les indicateurs plaideraient pour une baisse prononcée du dollar et toute autre monnaie aurait déjà cédé sous les coups de boutoir successifs qui frappent la première économie du monde (récession, guerre contre le terrorisme et inquiétudes provoquées par les cas de contamination avec la bactérie de la maladie du charbon). Mais le dollar n’est pas une monnaie comme les autres. Au moindre espoir d’embellie, les investisseurs reviennent placer leur argent aux États-Unis et achètent du dollar pour ce faire. Pour les rassurer, le gouvernement ne lésine pas sur les moyens pour redonner de l’élan à l’économie américaine à coup de dizaines de milliards de dollars d’aides d’urgence et de baisses d’impôts. La situation budgétaire du pays, qui était en excédent depuis 1998, permet ce type de plans de relance alors que les membres de la zone euro sont coincés. Les déficits budgétaires qui continuent à peser sur les comptes des plus grands des 12 pays de la zone euro et la discipline budgétaire autoimposée à travers le pacte de stabilité et de croissance réduiraient d’éventuels plans de relance à la portion congrue. Côté Banque centrale, le contraste est tout aussi saisissant. Là où la Réserve fédérale sous la houlette de son président Alan Greenspan a fait plonger les taux d’intérêt d’un point de pourcentage depuis le 11 septembre, sa consœur la Banque centrale européenne a fait un petit geste de solidarité (un demi-point). Mais elle s’est refusée jusqu’à présent à aller plus loin invoquant les craintes d’inflation. L’euro ne profite donc pas du fait que la zone euro connaîtra une croissance plus forte cette année que les États-Unis. Quant au Japon, après plus d’une décennie de stagnation, il n’est pas en mesure de prendre le relais. Le 19 octobre, deux ministres japonais en charge de l’Économie ont même prédit que le pays connaîtra un recul de son activité économique sur les deux derniers trimestres de cette année.
Le dollar a montré une résistance remarquable depuis les attentats du 11 septembre, qui ont jeté les États-Unis dans une guerre de longue haleine contre le terrorisme et dans une récession. La principale raison de sa bonne tenue est que «les États-Unis ont une flexibilité en matière de politique économique et l’utilisent», a souligné Robert Sinche, spécialiste des changes de Citibank. «Vous avez la flexibilité (aux États-Unis) et l’inflexibilité en particulier en Allemagne et du côté de la Banque centrale européenne et le marché observe et se dit qu’il n’est pas très à l’aise avec cela», a-t-il dit. C’est ce sentiment – partagé par nombre d’analystes – qui explique pourquoi les investisseurs continuent à acheter du dollar et donc à parier sur les États-Unis. Alors que le ralentissement de...
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