Un créateur anglais, discret et talentueux, vient d’être nommé directeur artistique de la prestigieuse maison Givenchy. Julien MacDonald succède à l’inénarrable McQueen. Le styliste britannique est le portrait opposé de son flamboyant prédécesseur. Poli et réservé, il affiche une assurance maîtrisée et un talent, lui aussi aux antipodes du tonitruant et génial McQueen. Son premier défilé dans un somptueux appartement de l’avenue Foch, à Paris, a proposé une vision du luxe discrète et raffinée. Des modèles accessibles, portables, «achetables», en comparaison des magistrales élucubrations du terrible prédécesseur. Quelques pièces victoriennes remises au goût du jour, sans provocation, ont suscité une adhésion générale. Dans sa propre collection, indépendante de celle réalisée pour la grande griffe, Julien MacDonald s’avère un véritable magicien de la maille. Les fanatiques de sa création «privée» et ses clientes très fidèles sont Courtney Love, Cher, Diana Ross, Jennifer Lopez et les... Spice Girls, ainsi qu’une foule d’autres célébrités du monde du spectacle. La presse anglaise qualifie MacDonald de «prince charmant du glamour londonien» et «créateur flashy». Plumes, paillettes, filets rebrodés d’or et mille détails qui scintillent ne laissent jamais passer inaperçues la vedette ou la novice qui les arborent. En février dernier, Julian MacDonald a été le lauréat de la Fashion Week, «le grand prix de la mode britannique». En endossant la direction de la maison Givenchy, célèbre pour le raffinement et la discrétion de son style, le créateur britannique devient Dr Jeckil, laissant Mr Hyde s’occuper du monde du spectacle, accumulant ainsi deux identités créatrices différentes. Dans sa collection, en héritier de Givenchy, il endosse le genre classique où le noir mène la danse. Le style est très sophistiqué, très habillé, conforme à la réputation et le climat de la vénérable maison. «Les gens ont été surpris, commente le créateur, parce qu’ils attendaient des choses pétillantes et brillantes. Pourtant, les deux “marques” sont plus que différentes. Elles appartiennent à deux univers contradictoires. Hubert de Givenchy reste associé à un raffinement fantastique. Mon rôle est de faire évoluer cette maison. Je reste, et c’est là mon devoir, fidèle à l’esprit français de son fondateur... Ce qui concerne ma propre démarche est une autre affaire». Une manière de préciser que son travail chez Givenchy n’a rien à voir avec sa création anglaise. En bon Britannique, il endosse deux rôles avec un même brio...
Un créateur anglais, discret et talentueux, vient d’être nommé directeur artistique de la prestigieuse maison Givenchy. Julien MacDonald succède à l’inénarrable McQueen. Le styliste britannique est le portrait opposé de son flamboyant prédécesseur. Poli et réservé, il affiche une assurance maîtrisée et un talent, lui aussi aux antipodes du tonitruant et génial McQueen. Son premier défilé dans un somptueux appartement de l’avenue Foch, à Paris, a proposé une vision du luxe discrète et raffinée. Des modèles accessibles, portables, «achetables», en comparaison des magistrales élucubrations du terrible prédécesseur. Quelques pièces victoriennes remises au goût du jour, sans provocation, ont suscité une adhésion générale. Dans sa propre collection, indépendante de celle réalisée pour la grande griffe,...
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