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Actualités - Chronologies

Bush : Pas de tension avec l’Arabie séoudite

Le président George W. Bush s’est entretenu jeudi avec le prince héritier séoudien Abdallah ben Abdel Aziz pour le remercier de la contribution du royaume dans la guerre contre le terrorisme et démentir l’existence de tensions entre Washington et Ryad, a indiqué la Maison-Blanche. «Le président a noté qu’il était très satisfait des efforts de l’Arabie séoudite» dans la guerre internationale contre le terrorisme «et il a déclaré que les articles de presse faisant état de divergences entre les États-Unis et l’Arabie séoudite sont simplement incorrects», a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer. L’Arabie séoudite a dénoncé une campagne en Occident hostile à sa position sur le terrorisme et s’est engagée à défendre l’islam, à la base du régime conservateur de cette monarchie alliée de Washington. Dans des déclarations publiées jeudi, le prince héritier, qui dirige de facto le royaume, est notamment monté au créneau pour dénoncer «une rancune profonde contre l’islam», assimilé par certains au terrorisme depuis les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Dans l’une de ses rares interventions depuis le début de la crise née des attentats du 11 septembre, le prince héritier a averti : «Préserver la religion et la nation ne peut se prêter à aucun chantage». Ryad a récemment déploré une campagne hostile dans les médias occidentaux, notamment américains, qui cherchent à discréditer sa position sur le terrorisme après les attentats de New York et de Washington. Les autorités de Ryad ont condamné ces attentats, dénoncés également par les principaux responsables religieux du pays. Mais elles ont refusé de s’impliquer dans les frappes américaines en Afghanistan et se sont abstenues de soutenir ouvertement l’opération militaire. Des membres du Sénat et des journaux américains avaient accusé Ryad de ne pas faire assez contre le terrorisme. Les Séoudiens «jouent un double jeu qui leur causera de très graves problèmes à long terme à moins qu’ils ne changent et ne reprennent le mégaphone aux éléments extrémistes», a déclaré dimanche le sénateur républicain John McCain. Mais le ministre séoudien de l’Intérieur Nayef ben Abdel Aziz a parlé d’une «mauvaise interprétation» de la politique de Ryad. Il a nié une crise dans les relations avec Washington, tout en annonçant des arrestations parmi les sympathisants de l’islamiste Oussama Ben Laden et son mouvement el-Qaëda. Le New York Times a fait état jeudi de tensions dans les relations américano-séoudiennes et affirmé que les dirigeants des deux pays avaient depuis les attentats du mal à faire abstraction de leurs divergences. Selon un haut responsable américain anonyme cité par le journal, les États-Unis estiment qu’il est encore plus difficile d’obtenir l’aide de l’Arabie séoudite que lorsque l’Irak avait envahi le Koweït en 1990. «Nous sommes donc très mesurés et prudents dans nos demandes d’assistance», a affirmé ce responsable au quotidien new-yorkais. M. Fleischer s’est refusé pour sa part à dire si l’Arabie séoudite faisait le maximum pour aider Washington. Il a paraphrasé M. Bush pour rappeler que les membres de la coalition antiterroriste coopéraient chacun à leur manière, certains apportant une assistance militaire et d’autres une assistance diplomatique. «Le président est satisfait de l’Arabie séoudite. Elle a répondu à toutes nos requêtes en œuvrant de manière productive», a-t-il dit. L’Arabie séoudite, qui abrite les lieux saints de l’islam, «n’entreprendra aucune action qui ne soit pas au service de l’islam et des musulmans», a expliqué son prince héritier, ajoutant que «l’islam est une religion d’amour, de fraternité, de dévotion et de paix».
Le président George W. Bush s’est entretenu jeudi avec le prince héritier séoudien Abdallah ben Abdel Aziz pour le remercier de la contribution du royaume dans la guerre contre le terrorisme et démentir l’existence de tensions entre Washington et Ryad, a indiqué la Maison-Blanche. «Le président a noté qu’il était très satisfait des efforts de l’Arabie séoudite» dans la guerre internationale contre le terrorisme «et il a déclaré que les articles de presse faisant état de divergences entre les États-Unis et l’Arabie séoudite sont simplement incorrects», a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer. L’Arabie séoudite a dénoncé une campagne en Occident hostile à sa position sur le terrorisme et s’est engagée à défendre l’islam, à la base du régime conservateur de cette monarchie...