Le gouvernement britannique a estimé qu’il faudrait agir très vite en Afghanistan si le régime des taliban s’effondrait d’un seul coup et précisé que ses troupes se tenaient prêtes à intervenir au sol dans un «délai extrêmement court» Le secrétaire au Foreign Office, Jack Straw, a invité la communauté internationale à se préparer à aider rapidement sur les plans humanitaires et militaires le nouveau régime qui naîtra des cendres de celui des taliban. De son côté, son collègue de la Défense, Geoffrey Hoon, a rappelé à ce propos que des forces terrestres britanniques étaient à la disposition des États-Unis dans sa traque du réseau islamiste d’Oussama Ben Laden protégé par les taliban. «Nos troupes restent prêtes à intervenir dans un délai extrêmement court», a-t-il dit tout en se refusant à fournir un calendrier. L’intervention de la Grande-Bretagne, l’allié le plus proche de Washington dans sa campagne militaire actuelle, s’est limitée pour le moment au tir d’une poignée de missiles et à une aide logistique, notamment avec la participation probable, au sol, des commandos d’élite SAS. Mais cette contribution est appelée à être développée depuis que les États-Unis sont passés ce week-end à une nouvelle phase en infiltrant une centaine de Rangers sur le terrain pour une mission visant un complexe de commandement du chef des taliban, le mollah Omar. « Premier pas indispensable » «Diverses options sont en discussion» avec Washington, a confirmé le porte-parole du Premier ministre Tony Blair. «Parmi celles-ci figure le recours à des troupes terrestres», a-t-il dit. Londres, comme Washington, fait valoir que l’approche rapide et combinée du ramadan, qui débute à la mi-novembre, et du rude hiver afghan réduit rapidement la fenêtre d’intervention efficace sur les «objectifs immédiats» fixés par les deux pays : réduire les taliban et détruire les réseaux Ben Laden. Straw a dit redouter surtout un effrontement rapide des taliban ouvrant un dangereux vide politique en Afghanistan. «La fin du régime actuel interviendra soit progressivement, région par région, soit très brusquement», a-t-il dit devant l’Institut international des études stratégiques de Londres. Londres prépare l’après-taliban en concertation non seulement avec les États-Unis mais aussi avec les Nations unies, ses partenaires internationaux et des «représentants du peuple afghan», a souligné Straw qui doit entretenir cette semaine à Washington avec son homologue américain Colin Powell. Il a énoncé quatre grands principes pour assurer au mieux l’après-taliban : un avenir politique décidé par les Afghans eux-mêmes; une coalition internationale pour aider le pays à se reconstruire; une tutelle transitoire des Nations unies; un engagement international à long terme aux côtés de Kaboul. «L’action militaire n’est pas une fin en soi, mais un premier pas indispensable», a-t-il dit en insistant sur l’importance des «cent jours» de transition qui suivront la chute du régime intégriste des «étudiants en religion» pachtounes. «Il faut que nous nous tenions prêts à payer le prix, parce que si nous ne le faisons pas à ce moment-là, il sera nettement plus élevé plus tard en terme d’atrocités terroristes, de pertes en vies humaines et en perturbations économiques».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le gouvernement britannique a estimé qu’il faudrait agir très vite en Afghanistan si le régime des taliban s’effondrait d’un seul coup et précisé que ses troupes se tenaient prêtes à intervenir au sol dans un «délai extrêmement court» Le secrétaire au Foreign Office, Jack Straw, a invité la communauté internationale à se préparer à aider rapidement sur les plans humanitaires et militaires le nouveau régime qui naîtra des cendres de celui des taliban. De son côté, son collègue de la Défense, Geoffrey Hoon, a rappelé à ce propos que des forces terrestres britanniques étaient à la disposition des États-Unis dans sa traque du réseau islamiste d’Oussama Ben Laden protégé par les taliban. «Nos troupes restent prêtes à intervenir dans un délai extrêmement court», a-t-il dit tout en se refusant à...