Lyon devra réaliser un sans-faute contre Barcelone aujourd’hui et contre Leverkusen, dans huit jours, s’il veut se qualifier pour le deuxième tour de la Ligue des champions de football. Déjà assuré de sa qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe de l’UEFA, les hommes de Jacques Santini n’ont désormais plus le droit à l’erreur, même en cas de faux pas de l’un de ses concurrents directs. Pendant que Lyon et Barcelone s’affronteront dans un stade de Gerland qui affichera complet – les 40 000 billets ont été vendus en quelques heures –, les Allemands du Bayer Leverkusen se déplaceront à Istanbul. Si Lyon l’emporte 3 à 0 face à Barcelone, il devancerait les Espagnols au goal-average particulier (ils avaient été battus 2 à 0 au Camp Nou), à une journée de la fin. Il «suffirait» alors aux Français de l’emporter également à Leverkusen, une semaine plus tard, chez l’une des équipes les plus en forme de la Bundesliga. Un véritable défi. «Même si cette première phase se déroule sous la forme d’un minichampionnat, nous savons que si nous ne gagnons pas face à Barcelone, nos chances de continuer sont extrêmement réduites», rappelle Jean-Michel Aulas, le président de l’OL. «C’est trop beau de jouer cette Ligue des champions. L’UEFA ne correspond plus aux aspirations du club qui vise le plus haut niveau». L’UEFA n’intéresse donc pas Lyon ni sur le plan sportif ni sur le plan financier. « Franchir le premier tour » «Il y a autant d’écarts entre la Ligue et l’UEFA qu’entre un club français qui joue l’Europe et un qui ne le joue pas. Ce sont des océans de différence au plan des finances. Sans oublier, l’aspect médiatique de la Coupe de l’UEFA, bien moindre que sa grande sœur», rappelle Aulas. «Il ne faut pas oublier l’objectif affiché du club : franchir le premier tour». Et le match nul concédé samedi dans la douleur face au promu Sochaux (1-1) n’altère pas la confiance des Lyonnais. «Si nous avions eu des difficultés à nous relancer après le match de Fenerbahçe, jamais nous serions revenus au score, avoue Éric Carrière. L’équipe est costaud mentalement. Et puis nous avons eu des occasions, cela prouve que nous sommes bien présents et bien dans le coup». Battre Barcelone, puis gagner à Leverkusen : le double objectif des Lyonnais ressemble pourtant à une mission impossible. Mais cela n’ébranle pas Philippe Violeau. «Depuis le début de la saison, Barcelone ne domine pas outrageusement ses adversaires. À nous d’en profiter s’ils ont des faiblesses. Face aux individualités espagnoles, il faudra répondre par un collectif sans faille», prévient le capitaine. «Barcelone m’a plus marqué au niveau réalisme qu’au niveau du jeu car nous avons tenu largement la comparaison. Si nous avions pu concrétiser nos occasions avant qu’eux ne marquent...». Les Lyonnais se déplaceront néanmoins sans Sonny Anderson, toujours indisponible. L’élongation à la cuisse contractée lors du match aller en Espagne n’est toujours pas guérie et ne devrait pas l’être avant début novembre. En revanche, Marc-Vivien Foé, Edmilson, Jean-Marc Chanelet, qui n’étaient pas dans le groupe samedi, sont de retour.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Lyon devra réaliser un sans-faute contre Barcelone aujourd’hui et contre Leverkusen, dans huit jours, s’il veut se qualifier pour le deuxième tour de la Ligue des champions de football. Déjà assuré de sa qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe de l’UEFA, les hommes de Jacques Santini n’ont désormais plus le droit à l’erreur, même en cas de faux pas de l’un de ses concurrents directs. Pendant que Lyon et Barcelone s’affronteront dans un stade de Gerland qui affichera complet – les 40 000 billets ont été vendus en quelques heures –, les Allemands du Bayer Leverkusen se déplaceront à Istanbul. Si Lyon l’emporte 3 à 0 face à Barcelone, il devancerait les Espagnols au goal-average particulier (ils avaient été battus 2 à 0 au Camp Nou), à une journée de la fin. Il «suffirait» alors aux...