Bioterrorisme : 600 médecins suivent une formation spécifique à Nancy
le 22 octobre 2001 à 00h00
Six cents médecins, généralistes ou spécialistes, ont suivi samedi à la faculté de médecine de Nancy (est) une formation spécifique sur le bioterrorisme, dans le cadre de la Semaine médicale lorraine, a indiqué dimanche l’un des intervenants. Les spécialistes ont notamment rappelé les signes cliniques très typiques de la variole et de la maladie du charbon, tracé un historique des grandes épidémies et évoqué les traitements qui permettent de combattre ces maladies, dans le cadre de la formation continue proposée tous les ans aux médecins à la faculté, a précisé le Dr Hélène Schumacher, du service des maladies infectieuses et tropicales du CHRU de Nancy. Selon le Dr Schumacher, spécialiste du charbon, cette maladie, qui inquiète l’opinion publique, n’est «pas fréquente, mais loin d’être rare en France». Depuis 20 ans, a-t-elle dit, 2 000 cas de charbon au total, touchant principalement des animaux et seulement 200 personnes (dont deux cas mortels), ont été recensés en France. Cette maladie, qui est d’abord une épizootie, touche rarement des agriculteurs qui sont avertis des risques de contamination par des animaux malades, mais plus fréquemment des personnes qui ont fait des travaux de terrassement et ont été en contact avec de la terre contenant des spores de charbon, a-t-elle rappelé. «Heureusement, en cas d’attaque bioterroriste, le charbon n’est pas transmissible d’homme à homme et ne serait pas à l’origine d’une épidémie» avec des recontaminations en boucle, a souligné cette spécialiste.
Six cents médecins, généralistes ou spécialistes, ont suivi samedi à la faculté de médecine de Nancy (est) une formation spécifique sur le bioterrorisme, dans le cadre de la Semaine médicale lorraine, a indiqué dimanche l’un des intervenants. Les spécialistes ont notamment rappelé les signes cliniques très typiques de la variole et de la maladie du charbon, tracé un historique des grandes épidémies et évoqué les traitements qui permettent de combattre ces maladies, dans le cadre de la formation continue proposée tous les ans aux médecins à la faculté, a précisé le Dr Hélène Schumacher, du service des maladies infectieuses et tropicales du CHRU de Nancy. Selon le Dr Schumacher, spécialiste du charbon, cette maladie, qui inquiète l’opinion publique, n’est «pas fréquente, mais loin d’être rare en...
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