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Actualités - Chronologies

Mode et cinéma

Des études approfondies ont mis en évidence le fait que les grandes rencontres cinématographiques sont les principales mères nourricières de la mode en général et de la haute couture en particulier... Les couturiers français vivent trois mois de folie, semble-t-il, avant tout festival international du cinéma... Celui de Cannes vient en première ligne. D’ailleurs, les couturiers ont fait toujours des stars leurs principales vedettes. Rien que la mention «habillé(e) par...» vaut plus que le pesant d’or du vêtement dont la star assure ainsi la promotion... Il ne faut pas, toutefois, oublier dans la reconnaissance le rôle que jouent les défilés au cours de ces rencontres. À Cannes, on en compte durant le festival plus de 272 présentations. Les financiers ne doivent pas perdre de vue cette ressource. Une savante exploitation de tout événement et une synchronisation des activités peuvent permettre une exploitation originale de telles sources culturelles. La mode étant un art, pourquoi ne pas promouvoir ce que le Liban peut offrir d’original en association avec d’autres visions et créations artistiques. On signale qu’à Cannes, pour la montée des marches, les robes portées par les grandes vedettes sont prêtées par les créateurs. Dans le secret, bien sûr, le plus strict. Dior, paraît-il, ne se vend, dans pareille circonstance, qu’en «total look». Lunettes et sac compris... Et pour assurer le succès de semblable entreprise, le dialogue s’amorce par des campagnes de publicité très discrètes, faites dans les grandes capitales, pour susciter l’intérêt. Une des cibles de ces ventes sont les princesses du Golfe qui débarquent avec leur suite. De l’aveu des propriétaires de boutiques : «Dès qu’elles débarquent, nous fermons nos portes. Entre 7 et 9 heures du soir, leur horaire habituel, nous n’y sommes pour personne d’autre. Elles raflent tout en moins de deux heures». Ferragamo, Vuitton, Chanel et toute la kyrielle de l’aristocratie du luxe font que la Croisette manque de mètres carrés, ne pouvant satisfaire la clientèle massive qui se déverse sur les autres artères de la ville. Le festival contribue ainsi à la prospérité de la ville et à sa promotion. Il fait travailler et vivre une multitude de gens en dehors du festival, lui-même, devenu une tradition... On nous annonce une ère de frilosité et de disette. Pourquoi ne pas user d’ingéniosité et d’originalité pour y faire face ? Les lamentables divertissements offerts à nos visiteurs, les foires calamiteuses de la période vacancière ne réussiront jamais à drainer les foules touristiques. Il faudrait plus d’audace et d’imagination pour susciter l’intérêt et attirer le pactole touristique capable de revigorer nos anémiques finances. Associons la mode à la musique, au spectacle, aux arts. Faisons preuve de créativité et d’imagination. Mettons en valeur notre inventivité, notre esprit d’entreprise, mettons-nous surtout à l’heure des temps actuels. On ne bâtit pas finances et avenir à l’aide de vieilles recettes héritées d’anciennes officines. La mode a depuis bien longtemps cessé d’être un art mineur. Exploitons sa nouvelle identité en l’associant à d’autres initiatives que les sempiternelles «présentations» pour clientèle de marque. Nous avons des créateurs dont le nom dépasse nos frontières. En feuilletant les revues spécialisées, on mesure leur talent et leur notoriété... Pourquoi ne pas les associer à des initiatives mutuellement promotionnelles pour eux et leur pays ?
Des études approfondies ont mis en évidence le fait que les grandes rencontres cinématographiques sont les principales mères nourricières de la mode en général et de la haute couture en particulier... Les couturiers français vivent trois mois de folie, semble-t-il, avant tout festival international du cinéma... Celui de Cannes vient en première ligne. D’ailleurs, les couturiers ont fait toujours des stars leurs principales vedettes. Rien que la mention «habillé(e) par...» vaut plus que le pesant d’or du vêtement dont la star assure ainsi la promotion... Il ne faut pas, toutefois, oublier dans la reconnaissance le rôle que jouent les défilés au cours de ces rencontres. À Cannes, on en compte durant le festival plus de 272 présentations. Les financiers ne doivent pas perdre de vue cette ressource. Une savante...