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Actualités - Chronologies

Le stress des manageurs, mal récurrent du football anglais

Le malaise cardiaque du manageur français de Liverpool Gérard Houllier, survenu samedi à la mi-temps du match de son équipe contre Leeds (1-1), est un exemple supplémentaire des ravages commis par le stress dans un football anglais de plus en plus concurrentiel. «Attention : le football peut nuire gravement à votre santé», titrait hier matin The Observer, en reprenant le message bien connu figurant sur les paquets de cigarettes, sous une grande photo de Houllier en train de hurler des consignes aux joueurs de Liverpool. À l’appui de cette mise en garde, le journal a recueilli le témoignage de Gary Lineker, ex-buteur vedette de l’Angleterre reconverti en animateur de télévision à succès : «C’est un “job” affreux. Je ne pourrais pas supporter de m’occuper des joueurs tous les jours. J’ai souvent été désolé pour mes entraîneurs, ils ont tous été haïs par les joueurs qu’ils écartaient». Même son de cloche de la part d’Alan Hansen, ex-défenseur de Liverpool reconverti en consultant : «J’ai vu ce que le management peut faire aux gens. Les plus calmes et les plus philosophes peuvent être sacrément affectés par le stress. Il y a tellement de choses qui peuvent mal tourner, et beaucoup de ces choses échappent à leur contrôle. Je ne voulais pas me retrouver avec des cheveux blancs. Non merci». Dalglish, Souness, Kinnear, etc. Quelques années seulement avant Houllier, deux de ses prédécesseurs ont pris du recul après avoir connu des problèmes de santé : un zona pour l’Écossais Kenny Dalglish en février 1991, avant un derby contre Everton ; un triple pontage coronarien pour son compatriote Graeme Souness un an plus tard, 24 heures après une demi-finale de Cup. Plus récemment, en 1999, Joe Kinnear s’est effondré sur la pelouse de Sheffield Wednesday, avant un match de Wimbledon pour éviter la relégation. Il s’occupe désormais d’un club moins huppé, mais ne peut pas décrocher. Harry Redknapp l’a avoué récemment, après avoir pris du recul en quittant West Ham : le stress de la fonction lui manque, et il veut replonger. «Dans notre métier, nous privilégions souvent notre passion aux dépens de notre santé», a observé samedi Arsène Wenger. Ce que le manageur français d’Arsenal résume poliment sous le terme de «passion», c’est aussi le besoin maladif d’obtenir des résultats indispensables aux dirigeants, dans un football anglais où les enjeux financiers sont en croissance exponentielle. «On plaisantait avec Gérard avant le match, il me demandait mon âge, on se disait que c’est de plus en plus compliqué de s’occuper de 20 jeunes gens très riches, de faire en sorte qu’ils soient tous contents, et que ce n’était pas bon pour notre santé», racontait samedi le manageur de Leeds, David O’Leary. Hier matin, O’Leary est passé à l’hôpital de Liverpool, mais il n’a pas pu voir Houllier. Comme lui, Sir Alex Ferguson, Bobby Robson et beaucoup d’autres confrères de Premier League ont souhaité que «Gérard» se rétablisse au plus vite. Concurrents sur le banc de touche, mais solidaires face à leur ennemi commun : le stress.
Le malaise cardiaque du manageur français de Liverpool Gérard Houllier, survenu samedi à la mi-temps du match de son équipe contre Leeds (1-1), est un exemple supplémentaire des ravages commis par le stress dans un football anglais de plus en plus concurrentiel. «Attention : le football peut nuire gravement à votre santé», titrait hier matin The Observer, en reprenant le message bien connu figurant sur les paquets de cigarettes, sous une grande photo de Houllier en train de hurler des consignes aux joueurs de Liverpool. À l’appui de cette mise en garde, le journal a recueilli le témoignage de Gary Lineker, ex-buteur vedette de l’Angleterre reconverti en animateur de télévision à succès : «C’est un “job” affreux. Je ne pourrais pas supporter de m’occuper des joueurs tous les jours. J’ai souvent été désolé...