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Actualités - Chronologies

Jean Alesi, l’hommage unanime

Le Grand Prix du Japon de Formule 1 était terminé depuis longtemps. Il y avait déjà près d’une demi-heure que Michael Schumacher (Ferrari) avait fêté son succès. Mais le public de Suzuka était toujours là. Les milliers de fans japonais, debout, attendaient leur héros. Celui qui n’avait pas gagné, qui avait même abandonné dès le 6e tour. Mais qui leur avait tant donné depuis des années. Soudain, les trompes se faisaient entendre, les hurlements aussi, les drapeaux «bleu, blanc, rouge» s’agitaient. Jean Alesi venait d’apparaître devant dans la ligne des stands. Debout sur le muret jouxtant la piste, le Français bras levés, saluait cette foule qui l’acclamait. L’ovation durait longtemps, très longtemps. Elle ne cessait pas quand Alesi, redescendu de son perchoir, devait répondre aux multiples témoignages de sympathie. De tous les stands accouraient des mécaniciens, des invités, tous vers Jean Alesi pour une dernière photo, un ultime autographe. Comme durant la matinée, avant le départ, personne ne voulait rater l’occasion de manifester son attachement à Jean Alesi qui allait les quitter. «Cela a été un week-end aussi fort que mon premier Grand Prix dont je me rappelle tous les détails après treize ans, confiait l’Avignonnais. Je ne pense pas oublier tout ce qui s’est passé. Tout ce que j’aurai dit, ce que j’aurai fait». «Heureusement, je n’ai pas fait mal à un pilote pour mon dernier Grand Prix cela m’aurait vraiment embêté, poursuivait Alesi. Parce que quand j’ai vu que j’allais heurter Kimi (Raikkonen) par le cockpit latéral, j’ai imaginé le pire pour lui. Vu que l’on a sur la Jordan le museau le plus haut, je pensais vraiment lui faire mal». « J’irai à Avignon en F1 » Un accident avait en effet mis fin à la dernière course du Français dès le 6e tour. Un tête-à-queue de Raikkonen avait provoqué un accrochage, un accident spectaculaire avec la Jordan d’Alesi. «C’est dommage, je n’ai rien pu faire. J’aurais évidemment préféré finir autrement mais l’essentiel est que Kimi n’ait rien, relatait le Français. J’ai vraiment eu peur pour lui». «Dans ces cas-là, on pense surtout à l’autre, reprenait-il. Mon casque est cassé. Je ne sais pas si c’est une de ses roues ou une des miennes qui a heurté mon casque, fait un trou. J’aurais pu me faire mal. Si j’avais fini la course, mon casque aurait terminé dans le public». Sorti de sa monoplace, Jean Alesi s’était rendu vers Raikkonen. Pour pendre de ses nouvelles, lui donner une tape amicale sur le genou. Puis, regagnant son stand à pied, le Français saluait de la main cette foule qui l’acclamait. «Les marques de sympathie m’ont beaucoup ému. C’est un peu comme si j’étais anesthésié, comme lorsque l’on est sur une grande roue, expliquait Alesi. Lundi cela va être le contre-coup. Ça va être comme à Monza quand j’avais abandonné en étant en tête. Tu te réveilles le lendemain et tu te dis, j’ai gagné au loto, mais j’ai perdu le ticket. C’est pareil. Une dernière course, c’est toujours triste». La F1, c’est donc fini pour Jean Alesi. Ou presque. «Je m’arrête ici, mais quand je serai à Avignon, je prendrai un peu une des F1 que j’ai gardées (une Ferrari et une Sauber) pour aller en ville. On ne pourra rien me dire...», plaisantait Jean d’Avignon.
Le Grand Prix du Japon de Formule 1 était terminé depuis longtemps. Il y avait déjà près d’une demi-heure que Michael Schumacher (Ferrari) avait fêté son succès. Mais le public de Suzuka était toujours là. Les milliers de fans japonais, debout, attendaient leur héros. Celui qui n’avait pas gagné, qui avait même abandonné dès le 6e tour. Mais qui leur avait tant donné depuis des années. Soudain, les trompes se faisaient entendre, les hurlements aussi, les drapeaux «bleu, blanc, rouge» s’agitaient. Jean Alesi venait d’apparaître devant dans la ligne des stands. Debout sur le muret jouxtant la piste, le Français bras levés, saluait cette foule qui l’acclamait. L’ovation durait longtemps, très longtemps. Elle ne cessait pas quand Alesi, redescendu de son perchoir, devait répondre aux multiples témoignages...