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Actualités - Chronologies

Le lancement d’un nouveau round semble à portée de main

Le lancement en novembre d’un nouveau cycle de négociations commerciales multilatérales semble désormais à portée de la main au sortir de la réunion informelle de Singapour, malgré l’incertitude sur le lieu de la conférence ministérielle, prévue en principe à Doha. Les 21 ministres sont tombés d’accord pour faire du texte de sept pages préparé par le président du conseil général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le négociateur de Hong Kong Stuart Harbinson, la base de la déclaration de lancement d’un nouveau cycle. Ils ont en outre sérieusement réduit leurs divergences de vues sur les sujets les plus délicats, de l’agriculture à l’environnement en passant par la mise en œuvre des engagements précédents ou les règles gouvernant l’antidumping. «L’objectif de ce meeting était d’avancer vers le lancement des négociations et je crois que nous y sommes parvenus», a estimé le représentant américain pour le Commerce Robert Zoellick. L’hôte de la réunion, le ministre singapourien George Yeo, a jugé que l’accord sur le contenu du texte était acquis à 70-75 % et que M. Harbinson, qui va maintenant retravailler son projet, devrait pouvoir atteindre 85 ou 90 % d’ici à la conférence ministérielle, dont les dates, du 9 au 13 novembre, ont été confirmées. Et tous les participants ont insisté sur la différence fondamentale entre le processus de préparation actuelle et les semaines qui avait précédé l’échec retentissant de Seattle, en décembre 1999. «C’est le jour et la nuit», a jugé le commissaire européen Pascal Lamy. Cette fois-ci, a-t-il résumé, la démarche est inclusive au lieu d’être exclusive, transparente au lieu d’opaque, et «c’est un jeu où tout le monde gagne et non à somme nulle». Le paradoxe veut que si les événements survenus depuis le 11 septembre pèsent fortement en faveur du lancement d’un nouveau cycle, ils ont aussi créé une incertitude quant au lieu où cette décision pourrait être prise. «La situation économique mondiale exerce clairement une pression des pairs pour nous faire avancer vers la libéralisation des échanges. La tragédie du 11 septembre a renforcé l’idée que nous ferions mieux de réagir collectivement», a estimé Pascal Lamy. «Le ralentissement global a sans doute contribué à concentrer les esprits et fait prendre conscience aux pays en développement qu’ils sont dans le même bateau», confiait le directeur général de l’OMC Mike Moore à quelques journalistes à l’issue de la réunion. «Si je faisais une prévision, je me risquerais à dire que l’année 2001 verra le volume global du commerce des États-Unis reculer en valeur absolue pour la première fois depuis 1982», indiquait pour sa part Bob Zoellick, en soulignant que les pays pauvres en souffriraient autant sinon plus que les pays riches. S’il n’est par conséquent pas question de reporter la 4e conférence ministérielle de l’OMC, George Yeo a reconnu qu’un certain nombre de pays, dont Singapour, avaient été approchés pour savoir s’ils pourraient offrir au pied levé une solution de repli.
Le lancement en novembre d’un nouveau cycle de négociations commerciales multilatérales semble désormais à portée de la main au sortir de la réunion informelle de Singapour, malgré l’incertitude sur le lieu de la conférence ministérielle, prévue en principe à Doha. Les 21 ministres sont tombés d’accord pour faire du texte de sept pages préparé par le président du conseil général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le négociateur de Hong Kong Stuart Harbinson, la base de la déclaration de lancement d’un nouveau cycle. Ils ont en outre sérieusement réduit leurs divergences de vues sur les sujets les plus délicats, de l’agriculture à l’environnement en passant par la mise en œuvre des engagements précédents ou les règles gouvernant l’antidumping. «L’objectif de ce meeting était...