Leonard Cohen, version 2001, c’est un mélange de soul et de blues rock sur des mélodies de claviers très calmes et quasiment pas de guitare. Une ambiance feutrée et paisible, enrichie par les chœurs de Sharon Robinson, ambiance qui met en exergue le réalisme lumineux dont fait preuve Cohen dans ses textes. Dans In My Secret Life, largement impressionniste, il affirme qu’il «progresse vers la nuit, vers les frontières de sa vie secrète». Une chanson sur la mort, donc, mais la mort n’est jamais morbide dans un texte de Cohen. A Thousand Kisses Deep est la chanson-clef de l’album. Déjà, dans The Future en 1992, Cohen confiait qu’au milieu de l’apocalypse, «l’amour est le seul moyen de survivre». «Quand la nuit est lente, avec le faible et le déchiré, nous ramassons nos cœurs et partons au fond de mille baisers», écrit-il. L’amour est toujours la seule voie de rédemption. Dans That Don’t Make it Junk, Cophen confie pourtant «avoir fermé le Livre du désir». «Est-ce «la fin de l’amour», jusqu’où «il voulait danser» en 1984 ? Et, contemplatif entre «l’aube» et «la nuit», il ajoute, dans Here it is : «Puisse chacun vivre, et chacun mourir, hello mon amour, et au revoir». By the Rivers Dark évoque la noirceur du train-train quotidien, un «Babylone» sans cesse recommencé, une étape nécessaire dans le cadre du parcours initiatique. Une idée qu’il reprend dans une autre chanson-clef, Boogies Streets. Ici, le retour au quotidien est vécu comme une chute, un «après» qui ne débouche sur rien. Une métaphore sur la vie, l’amour et la mort. La dernière chanson réunit en elle toute la lumière sous-jacente à l’album. Cohen y chante une prière, retrouvant pour un (dernier ?) instant son âme prophétique, qui reste dans l’attente de la renaissance : «Puissent les lumières du Pays de l’Abondance éclairer la vérité un jour».
Leonard Cohen, version 2001, c’est un mélange de soul et de blues rock sur des mélodies de claviers très calmes et quasiment pas de guitare. Une ambiance feutrée et paisible, enrichie par les chœurs de Sharon Robinson, ambiance qui met en exergue le réalisme lumineux dont fait preuve Cohen dans ses textes. Dans In My Secret Life, largement impressionniste, il affirme qu’il «progresse vers la nuit, vers les frontières de sa vie secrète». Une chanson sur la mort, donc, mais la mort n’est jamais morbide dans un texte de Cohen. A Thousand Kisses Deep est la chanson-clef de l’album. Déjà, dans The Future en 1992, Cohen confiait qu’au milieu de l’apocalypse, «l’amour est le seul moyen de survivre». «Quand la nuit est lente, avec le faible et le déchiré, nous ramassons nos cœurs et partons au fond de mille...
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