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Actualités - Chronologies

La France pourrait fournir une contribution aérienne

La participation militaire de la France à l’opération américaine en cours contre l’Afghanistan pourrait être une contribution aérienne, a indiqué hier le porte-parole du ministère de la Défense. Jean-François Bureau a cependant insisté, lors du point de presse, sur le fait que «rien n’avait encore été arrêté». Interrogé d’autre part sur une éventuelle participation des forces spéciales françaises, le porte-parole a répondu : «Pas à ce stade, mais cela n’exclut rien pour l’avenir». «L’équipe militaire de liaison», dont l’envoi au siège du commandement de l’opération américaine à Tampa (Floride) avait été annoncée mardi par le Premier ministre Lionel Jospin à l’Assemblée nationale, est «opérationnelle depuis 48 heures», a précisé le porte-parole. Le général de corps d’armée Jean-Paul Raffenne conduit cette équipe dont ni le ministère de la Défense ni l’état-major de l’armée n’ont voulu communiquer la composition exacte. Outre le général Raffenne (qui appartient aux troupes de marine), elle comprendrait, selon la lettre hebdomadaire spécialisée TTU dans son numéro publié hier, quatre officiers supérieurs (colonel ou au-dessus) dont trois planificateurs et un «targeter», un spécialiste de l’identification des cibles et des moyens permettant de les détruire. «Un des domaines sur lesquels nous travaillons, a poursuivi le porte-parole, est le domaine aérien dans lequel nous pourrions apporter une contribution sans que rien n’ait encore été arrêté». Il a cependant ajouté qu’il «pourrait s’agir de reconnaissance aérienne». La France, rappelle-t-on, dispose à Djibouti – qui se trouve cependant à quelque 2 300 kilomètres de l’Afghanistan – de forces notamment aériennes dont des Mirage F1 pouvant être utilisés pour l’observation. Jean-François Bureau a exclu, en réponse à une question, que les appareils français, stationnés depuis la guerre du Golfe sur la base séoudienne d’al-Kharg, puissent être utilisés en Afghanistan car, a-t-il souligné, «leur mission est la défense de l’Arabie séoudite et n’est pas différente». Le porte-parole a également fait remarquer que la contribution de la France à l’offensive américaine pouvait être «indirecte», donnant comme exemple l’emploi d’avions Awacs de surveillance aérienne français au-dessus des Balkans pour prendre le relais des appareils américains du même type envoyés en Asie centrale.
La participation militaire de la France à l’opération américaine en cours contre l’Afghanistan pourrait être une contribution aérienne, a indiqué hier le porte-parole du ministère de la Défense. Jean-François Bureau a cependant insisté, lors du point de presse, sur le fait que «rien n’avait encore été arrêté». Interrogé d’autre part sur une éventuelle participation des forces spéciales françaises, le porte-parole a répondu : «Pas à ce stade, mais cela n’exclut rien pour l’avenir». «L’équipe militaire de liaison», dont l’envoi au siège du commandement de l’opération américaine à Tampa (Floride) avait été annoncée mardi par le Premier ministre Lionel Jospin à l’Assemblée nationale, est «opérationnelle depuis 48 heures», a précisé le porte-parole. Le général de corps d’armée...