En cédant sur la fin face à Barcelone (2-0), Lyon a vu mercredi s’éloigner ses chances de terminer dans les deux premiers du groupe F et de se qualifier pour le deuxième tour de la Ligue des champions de football. Il faudrait en effet une fin de parcours exemplaire des leaders du championnat de France pour inverser la tendance, qui voit le Bayer Leverkusen dominer par un sans-faute le groupe – trois matches, trois victoires – et Barcelone s’installer doucement comme numéro deux. «Ce sera très difficile d’accrocher la deuxième place, concède Jean-Michel Aulas, le président. Car si nous sommes en concurrence avec Barcelone pour ce rang, nous avons un handicap, le goal average défavorable avec cette défaite 2-0». Le scénario ressemble à s’y méprendre à celui de l’an passé à la même époque pour l’OL, qui s’était incliné deux fois sur les trois premiers matches, mais les coéquipiers de Grégory Coupet avaient alors réussi à marquer un but à Olympiakos le Pirée. C’était ce but et la différence de buts particulière qui les avait propulsés en deuxième phase. «Ce résultat négatif nous oblige à deux exploits, constate Aulas. Il faudra battre Barcelone à domicile et le Bayer chez lui». Lyon devrait en effet disposer de Barcelone 3-0 au match retour pour distancer cet adversaire dans la course à la deuxième place : «C’est compromis, mais la compétition est loin d’être terminée», lance Patrick Müller. Privé sur blessures de Philippe Violeau, d’Éric Carrière et de Juninho sur suspension, l’OL se présentait diminué et sans véritable meneur de jeu : «C’est inutile de se poser ce genre de questions, répond Jacques Santini. Car il est inutile de refaire le match après. Cela ne fait rien avancer». Toujours une classe d’écart «Nous avons des regrets, insiste Pierre Laigle, car nous avons été inexistants en première mi-temps et nous commençons à jouer en deuxième période en nous créant des occasions». «J’espère que ce 2-0 ne va pas nous faire mal pour la suite», ajoute le milieu de terrain. Mais les Lyonnais ne cèdent pas au défaitisme pour autant. «Il reste trois matches et s’il y a autant de victoires, la qualification est toujours possible», assure Patrick Müller. «Il faut gagner nos deux prochains matches à domicile (contre Fenerbahce le 17 octobre et Barcelone le 23 octobre) et ensuite on verra. De toutes les façons, c’est une compétition où il ne faut pas se prendre la tête. Il faut foncer et jouer nos chances à fond», résume le gardien Grégory Coupet. Mais force est de constater que l’OL peine face aux grosses écuries européennes, que ce soit lors de la campagne 2000-2001 que cette année : de Valence (double défaite) au Bayern de Munich en passant par Arsenal ou Barcelone, Lyon n’arrive pas à faire la différence. Les hommes de Jacques Santini échouent de presque rien à chaque fois, mais ils échouent. «Pourtant, nous sommes bien en place à chaque fois, analyse Coupet. Malheureusement, nous n’arrivons pas à marquer le but qui changerait tout. Il faut être encore plus intransigeant et encore plus fort défensivement». Jacques Santini se veut malgré tout constructif : «L’OL a montré qu’il pouvait hausser son niveau de jeu et faire parfois jeu égal avec Barcelone». Outre la défaite, l’Olympique lyonnais ramène deux blessés de son déplacement en Catalogne : Sonny Anderson souffre de nouveau de la cuisse, tandis que Peguy Luyindula s’est donné une entorse à la cheville.
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