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Actualités - Chronologies

Faible mobilisation à Djakarta

Un millier de personnes ont manifesté hier à Djakarta contre les bombardements américains en Afghanistan, traduisant la faible mobilisation des islamistes dans le premier pays musulman au monde. La police antiémeutes était déployée en force, notamment devant l’ambassade américaine, vers laquelle plusieurs petits groupes, dont quelques étudiants, ont convergé après la prière musulmane hebdomadaire. Mais alors que la police s’était préparée pour de «grosses manifestations», et avait déployé 5 000 hommes, le nombre des manifestants n’a jamais dépassé le millier. La police a brièvement fait usage de canons à eau sur des étudiants qui brûlaient une effigie du président George W. Bush. À Surabaya, seconde ville du pays, seule une centaine de personnes ont manifesté, avant d’être rapidement dispersées par la police. Cette journée de vendredi était considérée comme un test de la mobilisation des groupes les plus radicaux. Si environ 90 % des 210 millions d’Indonésiens sont musulmans, les groupes islamistes radicaux, malgré une montée en puissance depuis la chute du président Suharto, en 1998, restent très minoritaires. Mais ils ont occupé le devant de la scène depuis le début des raids anglo-américains en Afghanistan par leurs menaces et leurs participation aux manifestations. Au total, quelques milliers de personnes ont manifesté depuis lundi à Djakarta et dans plusieurs villes, agitant des portraits d’Oussama Ben Laden et conspuant «l’Amérique terroriste». Certains groupes ont menacé d’attaquer les intérêts américains en Indonésie. De jeunes manifestants ont parfois appelé à boycotter les marques américaines. Un restaurant de la chaîne américaine Kentucky Fried Chicken a été endommagé par un attentat à la bombe vendredi à Makasar (île de Sulawesi), où une autre bombe a été découverte près d’une société australienne. Le Front des défenseurs de l’islam (FPI) a annoncé avoir commencé à rechercher les Américains et les Britanniques pour les «expulser». Mais ces menaces tiennent plus jusqu’à présent de la provocation, de même que les affirmations de certains groupes affirmant être prêts à envoyer des centaines de volontaires en Afghanistan pour le jihad. «Il y a beaucoup de rhétorique à propos de ces “chasses” (aux étrangers), mais aucun Américain n’a été touché, a déclaré vendredi le ministre des Affaires étrangères Hassan Wirayuda. En général, les musulmans indonésiens sont assez modérés». Les grandes organisations musulmanes de masse, la Muhammidiyah et la Nahdlatul Ulamala, qui revendiquent plus de 60 millions de membres, n’ont pas jeté leurs troupes dans les rues et se sont dissociées des menaces. Dans ces conditions, le gouvernement a jusqu’à présent pu contenir sans peine l’agitation dans les rues en s’appuyant sur la police. Sur le plan politique, le chef du Parlement a réclamé l’arrêt des frappes américaines, en critiquant la position prudente du gouvernement. M. Akbar Tanjung a espéré que le gouvernement «prêtera attention aux aspirations du peuple» en adoptant une position «claire et ferme» face aux frappes. Le gouvernement «devrait demander aux États-Unis d’arrêter» les attaques «qui font beaucoup de victimes civiles».
Un millier de personnes ont manifesté hier à Djakarta contre les bombardements américains en Afghanistan, traduisant la faible mobilisation des islamistes dans le premier pays musulman au monde. La police antiémeutes était déployée en force, notamment devant l’ambassade américaine, vers laquelle plusieurs petits groupes, dont quelques étudiants, ont convergé après la prière musulmane hebdomadaire. Mais alors que la police s’était préparée pour de «grosses manifestations», et avait déployé 5 000 hommes, le nombre des manifestants n’a jamais dépassé le millier. La police a brièvement fait usage de canons à eau sur des étudiants qui brûlaient une effigie du président George W. Bush. À Surabaya, seconde ville du pays, seule une centaine de personnes ont manifesté, avant d’être rapidement dispersées par...