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Actualités - Chronologies

La catastrophe de Linate due à une série d’erreurs humaines

Le scénario ayant conduit à la catastrophe aérienne de Linate, qui a fait 118 morts lundi matin, se précisait mercredi avec, à l’origine, une coïncidence d’erreur humaine, de lacunes dans la sécurité de l’aéroport et comme circonstance aggravante un épais brouillard. La juge milanaise Celestina Gravina, à qui a été confiée l’enquête judiciaire ouverte contre X, a terminé mardi soir les premières auditions des opérateurs qui se trouvaient dans la tour de contrôle de l’aéroport au moment de l’accident. Le procureur de Milan Gerardo D’Ambrosio a confirmé qu’une erreur humaine était à la base de la tragédie mais qu’il y avait eu aussi «des lacunes dans la sécurité». «La sécurité d’un aéroport doit aussi tenir compte de la marge d’erreur dans laquelle un pilote peut se fourvoyer», a-t-il dit, estimant que le brouillard avait été «un élément sans influence dans la catastrophe, tout au plus une circonstance supplémentaire, mais pas une cause». Lundi vers 8h10 locales, un jet privé de type Cessna a traversé la piste de décollage au moment où un MD 87 de la compagnie scandinave SAS s’envolait pour Copenhague, entrant violemment en collision avec ce dernier. «Je pense qu’une mauvaise connaissance de l’aéroport par les pilotes du Cessna est à l’origine de l’erreur», a indiqué Guido Rossi, pilote instructeur et expert en accidents aéronautiques auprès des tribunaux. «Il est probable que les pilotes du Cessna aient emprunté un mauvais chemin sans s’en rendre compte», renchérit Menico Snider, pilote et représentant de l’Anpac, l’Association nationale des pilotes de ligne italiens. Le Cessna, avec deux pilotes allemands et deux passagers italiens à bord, avait quitté l’aéroport pour hommes d’affaires (ATA) situé sur un côté du terrain de Linate, afin de décoller à destination de Paris. Vu le brouillard, il est exclu que la tour de contrôle ait autorisé le Cessna à emprunter la voie de raccordement Romeo 6, qui constitue un raccourci et permet aux petits avions de gagner en temps et en carburant. Celle-ci peut être utilisée par les petits avions mais seulement par beau temps, selon M. Snider. Le Cessna s’est manifestement trompé et a pris cette voie qui croise la piste de décollage en son milieu, là où a eu lieu la collision.
Le scénario ayant conduit à la catastrophe aérienne de Linate, qui a fait 118 morts lundi matin, se précisait mercredi avec, à l’origine, une coïncidence d’erreur humaine, de lacunes dans la sécurité de l’aéroport et comme circonstance aggravante un épais brouillard. La juge milanaise Celestina Gravina, à qui a été confiée l’enquête judiciaire ouverte contre X, a terminé mardi soir les premières auditions des opérateurs qui se trouvaient dans la tour de contrôle de l’aéroport au moment de l’accident. Le procureur de Milan Gerardo D’Ambrosio a confirmé qu’une erreur humaine était à la base de la tragédie mais qu’il y avait eu aussi «des lacunes dans la sécurité». «La sécurité d’un aéroport doit aussi tenir compte de la marge d’erreur dans laquelle un pilote peut se fourvoyer», a-t-il...