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Actualités - Chronologies

L’Otan redéploie sa force navale en Méditerranée

L’Otan a commencé à redéployer sa force navale en Méditerranée pour la positionner en secteur oriental à la demande des États-Unis, a annoncé un porte-parole de l’Alliance à Bruxelles. Composée de neuf navires, cette force navale permanente effectuait un exercice militaire au large de Majorque (Baléares, Espagne) lorsqu’elle a reçu l’ordre de faire route vers l’Est de la Méditerranée. «Le déplacement d’éléments de la force navale permanente en Méditerranée vers l’Est de la Méditerranée a été approuvé et est déjà en cours», a déclaré mardi un responsable de l’Otan. «L’objectif est de fournir une présence de l’Otan et de montrer la résolution de l’Alliance dans l’Est de la Méditerranée», a-t-il précisé, ajoutant que les navires restaient sous l’autorité du commandant suprême des forces alliées en Europe, le général Joseph Ralston. La force navale permanente de l’Otan est composée en temps normal d’un destroyer (Grèce), de sept frégates (Allemagne, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Turquie, Grande-Bretagne et États-Unis) et d’un pétrolier ravitailleur (Allemagne). Selon une source militaire à l’Otan, cette force peut être complétée par d’autres navires si nécessaire, comme des navires spécialisés pour lutter contre les mines. Lundi, l’Otan avait décidé, toujours à la demande de Washington, de rédeployer cinq avions-radar Awacs pour aider les Américains à assurer la surveillance de leur territoire. L’Otan détient en propre 25 avions de surveillance radar Awacs, basés à Geilenkirchen en Allemagne et à Waddington en Grande-Bretagne. Ces appareils, qui sont dotés au-dessus du fuselage d’un dôme radar, peuvent observer les positions des avions et navires ennemis ou alliés. Le secrétaire général de l’Otan est ce mardi en visite au Canada et il rencontrera mercredi le président américain George W. Bush mercredi à Washington. Répondant à une liste de demandes des États-Unis en vue de leur riposte aux attentats du 11 septembre, l’Alliance atlantique avait adopté la semaine dernière huit mesures, se déclarant notamment prête à déployer sa force permanente navale en Méditerranée et à utiliser ses avions Awacs. Les autres mesures consistaient notamment dans un renforcement du partage de renseignements, une amélioration de la sécurité des installations américaines en Europe, le remplacement si nécessaire des troupes américaines dans les Balkans, l’ouverture de l’espace aérien et la mise à disposition des ports et aéroports. Cette participation de l’Otan reste toutefois symbolique, les États-Unis ayant toujours insisté sur leur volonté de rester les maîtres d’œuvre de la riposte. Dimanche soir, après le début des bombardements sur l’Afghanistan, un porte-parole de l’Otan avait pris acte du fait que l’Otan n’était pas en première ligne : «C’est d’abord une opération qui implique les États-Unis et la Grande-Bretagne», avait-il souligné. Pendant la guerre du Golfe en 1991, l’Otan avait déjà apporté une aide à la coalition dirigée par les États-Unis en déployant sa force navale permanente dans l’Est de la Méditerranée.
L’Otan a commencé à redéployer sa force navale en Méditerranée pour la positionner en secteur oriental à la demande des États-Unis, a annoncé un porte-parole de l’Alliance à Bruxelles. Composée de neuf navires, cette force navale permanente effectuait un exercice militaire au large de Majorque (Baléares, Espagne) lorsqu’elle a reçu l’ordre de faire route vers l’Est de la Méditerranée. «Le déplacement d’éléments de la force navale permanente en Méditerranée vers l’Est de la Méditerranée a été approuvé et est déjà en cours», a déclaré mardi un responsable de l’Otan. «L’objectif est de fournir une présence de l’Otan et de montrer la résolution de l’Alliance dans l’Est de la Méditerranée», a-t-il précisé, ajoutant que les navires restaient sous l’autorité du commandant suprême...