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Actualités - Chronologies

Chirac annonce la participation des forces françaises

Le président Jacques Chirac a annoncé, dimanche soir, que la France participerait aux actions militaires menées par les États-Unis contre les réseaux d’Oussama Ben Laden et le régime des taliban. Le président de la République s’est adressé aux Français, dans une brève allocation télévisée solennelle, pour préparer l’opinion publique à cette nouvelle étape dans l’engagement de la France aux côtés des États-Unis. Le chef de l’État, qui avait été informé dans l’après-midi par son homologue américain George W. Bush de l’imminence du déclenchement des opérations, a prévenu qu’elles s’étaleraient «sur une longue période». «Elles viseront, a-t-il dit, à punir les coupables et à détruire en Afghanistan les infrastructures des réseaux terroristes et leurs soutiens». Il a expliqué que les États-Unis avaient formulé «de nouvelles demandes de participation militaire» à la France. «Nous souhaitons y répondre favorablement et définirons les moyens nécessaires à cette fin», a précisé l’Élysée, peu après. Paris avait déjà autorisé le survol de son territoire par les avions américains, la coopération maritime dans l’océan Indien ainsi que l’accès aux ports français pour les navires de guerre américains. Le président n’a pas précisé, dimanche soir, quelle forme prendrait cette participation des forces françaises. «Nous assumerons notre part dans un esprit de solidarité et de responsabilité», a-t-il dit, car «toutes les démocraties sont menacées par le terrorisme». Pour lui, «tous les hommes épris de liberté doivent s’engager avec détermination» dans ce combat. Il a justifié l’action américaine par «le refus du régime taliban de livrer Ben Laden et les auteurs des attentats» du 11 septembre. Il s’est appuyé sur la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui «reconnaît la légitimité de cette action». Jacques Chirac a également affirmé que le peuple afghan n’était «pas en cause» mais au contraire «victime d’un régime barbare». «Tout sera fait pour l’aider», a-t-il assuré. «La lutte contre le terrorisme est un combat complexe et sans merci qui se joue sur de nombreux fronts», a-t-il dit. «Dans ces circonstances, les Français sont unis», s’est-il félicité. «Dans l’action que je mène avec le gouvernement, je sais pouvoir compter sur votre soutien». Dans l’entourage du Premier ministre, on indiquait que Lionel Jospin s’était entretenu dans l’après-midi avec le président Chirac, ainsi qu’avec les ministres de la Défense Alain Richard, des Affaires étrangères Hubert Védrine et de l’Intérieur Daniel Vaillant. Vendredi soir, le chef de l’État avait présidé un conseil restreint à l’Élysée auquel ont participé Lionel Jospin, Hubert Védrine et Alain Richard. Aucun commentaire n’a été fait à l’issue de cette réunion, mais une certaine agitation était perceptible à la rencontre entre Lionel Jospin et le chancelier allemand Gerhard Schröder, à l’hôtel de ville de Paris, peu auparavant. Invité, dimanche, du Grand Jury RTL-Le Monde-LCI, Alain Richard a déclaré que la France poursuivait «la discussion sur la répartition des missions». Le but des frappes, a-t-il ajouté, est «d’essayer de perturber, de démanteler au maximum des outils militaires et logistiques de l’organisation terroriste».
Le président Jacques Chirac a annoncé, dimanche soir, que la France participerait aux actions militaires menées par les États-Unis contre les réseaux d’Oussama Ben Laden et le régime des taliban. Le président de la République s’est adressé aux Français, dans une brève allocation télévisée solennelle, pour préparer l’opinion publique à cette nouvelle étape dans l’engagement de la France aux côtés des États-Unis. Le chef de l’État, qui avait été informé dans l’après-midi par son homologue américain George W. Bush de l’imminence du déclenchement des opérations, a prévenu qu’elles s’étaleraient «sur une longue période». «Elles viseront, a-t-il dit, à punir les coupables et à détruire en Afghanistan les infrastructures des réseaux terroristes et leurs soutiens». Il a expliqué que les...