La Chine s’est qualifiée pour la première fois de son histoire pour une phase finale de Coupe du monde de football, en s’imposant face à Oman (1-0), hier à Shenyang, une victoire synonyme de billet pour le Mondial-2002 en Corée du Sud et au Japon. Alors qu’un nul suffisait aux Chinois pour décrocher leur place, ceux-ci ont mis un point d’honneur à s’imposer grâce à un but de Yu Genwei à la 36e minute. La qualification a provoqué une explosion de joie dans le stade de Shenyang, mais aussi à Pékin où des supporteurs ont envahi, à pied ou en voiture, les rues et la place Tiananmen pour manifester leur joie dans un concert de klaxons en agitant des drapeaux chinois. Historique d’un point de vue sportif, trois mois après l’attribution des Jeux olympiques 2008 à Pékin, la qualification chinoise est également fort symboliquement, puisque le Mondial a lieu l’an prochain en Asie du Sud-Est. Le football est le sport le plus populaire en Chine, où de nombreux jeunes suivent les championnats anglais, italien, espagnol ou français. Les clubs chinois ont également recruté plusieurs joueurs européens. Mais en dépit de cet engouement, la sélection ne s’est qualifiée qu’une seule fois pour une grande compétition internationale, les Jeux olympiques de 1988. Une qualification qui est également historique pour l’entraîneur de la sélection chinoise, le Yougoslave Bora Milutinovic. La Chine n’a plus désormais que deux matches «pour l’honneur» à disputer dans son groupe éliminatoire de la zone Asie, groupe B, le 13 octobre face au Qatar, et le 19 octobre en déplacement en Ouzbékistan. Milutinovic : le globe-trotter tient son record Bora Milutinovic, l’entraîneur serbe de l’équipe de Chine et véritable globe-trotter du football mondial, a accompli hier une performance unique : s’assurer d’une cinquième participation à une phase finale de Coupe du monde, qui plus est avec cinq pays différents. Après avoir dirigé deux pays hôtes (le Mexique en 1986 et les États-Unis en 1994), mais aussi le Costa Rica en Italie en 1990 et le Nigeria en France en 1998, «Milu» participera à son cinquième Mondial, avec la Chine qu’il entraîne depuis le printemps 2000. Les statistiques se veulent en outre porteuses d’espoir pour les dirigeants du football chinois. Lors de ses quatre participations en phase finale, l’entraîneur serbe s’est toujours qualifié pour le deuxième tour, atteignant même les quarts de finale avec le Mexique. Une réussite qui au fil du temps a permis à Milutinovic d’asseoir sa réputation de «mercenaire faiseur de miracle». Avec la Chine, il a, comme d’habitude, allié talent et chance, évitant notamment, lors du tirage au sort, les grosses écuries telles que l’Arabie séoudite et l’Iran. Mais cet homme de 57 ans aux cheveux gris argent est loin de faire l’unanimité. L’ancien buteur vedette de la sélection chinoise, Hao Haidong, a jugé récemment que ses compétences étaient «plutôt moyennes». Il y a deux mois à peine, il a même échappé de justesse au limogeage après le match nul concédé face au Qatar (1-1). La dernière critique en date est celle de l’entraîneur du Qatar Paulo Camposa, qui a accusé son homologue d’être «chanceux». Milutinovic doit en tout cas être soulagé : «Si je ne conduis pas la Chine en phase finale, ce sont les Chinois qui vont me passer la corde au cou et me jeter du haut de la Grande Muraille», avait-il lancé, en forme de boutade, avant le match décisif de dimanche.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Chine s’est qualifiée pour la première fois de son histoire pour une phase finale de Coupe du monde de football, en s’imposant face à Oman (1-0), hier à Shenyang, une victoire synonyme de billet pour le Mondial-2002 en Corée du Sud et au Japon. Alors qu’un nul suffisait aux Chinois pour décrocher leur place, ceux-ci ont mis un point d’honneur à s’imposer grâce à un but de Yu Genwei à la 36e minute. La qualification a provoqué une explosion de joie dans le stade de Shenyang, mais aussi à Pékin où des supporteurs ont envahi, à pied ou en voiture, les rues et la place Tiananmen pour manifester leur joie dans un concert de klaxons en agitant des drapeaux chinois. Historique d’un point de vue sportif, trois mois après l’attribution des Jeux olympiques 2008 à Pékin, la qualification chinoise est également...