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Actualités - Chronologies

Les étudiants se pressent aux cours sur l’islam

Les universités américaines ont enregistré une augmentation significative du nombre des étudiants aux cours sur le monde arabe et l’islam depuis les attentats aux États-Unis. Le désir de «connaître l’ennemi» dans le pire des cas, ou de «comprendre ce qui peut sembler incompréhensible» a conduit de nombreux étudiants à s’inscrire à des cours d’arabe, sur l’islam ou sur l’histoire et les sociétés du Moyen-Orient, a expliqué Carol Bardenstein, enseignante à l’Université du Michigan. «Il y a une soif d’informations qui répond à un sentiment de consternation et d’incompréhension», a-t-elle ajouté. «De nombreux étudiants veulent confirmer leurs préjugés négatifs sur le monde arabe, d’autres veulent comprendre d’où viennent les terroristes, si les attaques sont liées à des facteurs moyen-orientaux ou si elles sont dues à la politique extérieure américaine», a expliqué Mme Bardenstein. Une augmentation de 30 à 50 % a également été constatée pour les cours de farsi, la langue parlée en Iran, et de près de 20 % pour ceux consacrés à l’histoire du Moyen-Orient et à l’islam. À l’Université de Harvard, le cours Société du Moyen-Orient a accueilli plus du double d’étudiants, avec 270 personnes au lieu des 120 attendues, a déclaré le professeur William Granada. À l’Université du Michigan, les cours généraux sur le monde arabe ont débuté avant les attentats, sans changement significatif. Mais les cours de langue, entamés fin septembre, enregistrent un bond de près de 40 % des inscriptions, a ajouté Mme Bardenstein. Depuis les attentats, cette université a organisé cinq conférences sur le thème. «À la dernière, intitulée “États-Unis, islam et Moyen-Orient, réflexions sur la crise actuelle”, l’auditorium était plein avec plus de 600 personnes. Beaucoup sont restées dehors», a-t-elle précisé.
Les universités américaines ont enregistré une augmentation significative du nombre des étudiants aux cours sur le monde arabe et l’islam depuis les attentats aux États-Unis. Le désir de «connaître l’ennemi» dans le pire des cas, ou de «comprendre ce qui peut sembler incompréhensible» a conduit de nombreux étudiants à s’inscrire à des cours d’arabe, sur l’islam ou sur l’histoire et les sociétés du Moyen-Orient, a expliqué Carol Bardenstein, enseignante à l’Université du Michigan. «Il y a une soif d’informations qui répond à un sentiment de consternation et d’incompréhension», a-t-elle ajouté. «De nombreux étudiants veulent confirmer leurs préjugés négatifs sur le monde arabe, d’autres veulent comprendre d’où viennent les terroristes, si les attaques sont liées à des facteurs...