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Actualités - Chronologies

La piste de Hambourg mène à Ben Laden

L’enquête menée par la justice allemande autour d’un réseau de fondamentalistes mulsulmans de Hambourg (nord), qui aurait préparé et mené les attentats du 11 septembre aux États-Unis, montre une implication d’Oussama Ben Laden, a affirmé hier le gouvernement allemand. Les enquêteurs qui travaillent sur le réseau de Hambourg ont réuni des éléments de preuve «qui vont dans ce sens», notamment lors de perquisitions dans les appartements des suspects, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Uwe-Karsten Heye, lors d’une conférence de presse. Compte tenu de ces éléments et des preuves fournies par les États-Unis à leurs partenaires de l’Otan, le gouvernement allemand n’a «aucun doute» sur une implication du milliardaire d’origine séoudienne dans les attentats, a ajouté M. Heye. Le porte-parole s’est refusé à tout détail sur ces liens, se contentant d’affirmer que «des informations supplémentaires provenant d’autres sources» allaient elles aussi dans le même sens. Le parquet général fédéral de Karlsruhe (ouest), qui dirige l’enquête de Hambourg, a toujours affirmé qu’aucun lien direct ne permettait de relier ce réseau à Ben Laden. La piste allemande ne cesse de s’étoffer depuis que le parquet général fédéral a ouvert le 13 septembre une information judiciaire sur une «association constituée en début d’année à Hambourg avec des personnes d’origine arabe aux convictions islamistes fondamentalistes» dans le but de perpétrer les attentats aux États-Unis. Mohammed Atta, Égyptien de 33 ans détenteur d’un passeport émirati et identifié par le FBI comme le kamikaze aux commandes du premier avion qui s’est écrasé contre une des tours du World Trade Center à New York, faisait partie de cette association. Autres recrues, Marwan al-Shehhi, un Émirati de 23 ans qui était à bord du second Boeing détourné, et Ziad Samir Jarrah, un Libanais de 26 ans qui figurait sur la liste des passagers de l’avion s’étant écrasé en Pennsylvanie. Le parquet général fédéral a lancé le 21 septembre des mandats d’arrêt internationaux contre deux autres personnes soupçonnées d’avoir appartenu au réseau de Francfort, Ramzi Mohammed Abdullah Binalshibh, un Yéménite de 29 ans, et Saïd Bahaji, un Germano-Marocain de 26 ans. Une autre information judiciaire a été ouverte contre trois résidents de Wiesbaden (ouest) interpellés le 27 septembre, soupçonnés d’avoir préparé des attentats en Allemagne. L’un d’eux, Talip T., un Turc de 27 ans, créait des pages Internet appelant à la mobilisation des musulmans dans le Caucase contre les États-Unis, au versement de dons aux taliban ou encore à la formation militaire au combat, selon le parquet.
L’enquête menée par la justice allemande autour d’un réseau de fondamentalistes mulsulmans de Hambourg (nord), qui aurait préparé et mené les attentats du 11 septembre aux États-Unis, montre une implication d’Oussama Ben Laden, a affirmé hier le gouvernement allemand. Les enquêteurs qui travaillent sur le réseau de Hambourg ont réuni des éléments de preuve «qui vont dans ce sens», notamment lors de perquisitions dans les appartements des suspects, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Uwe-Karsten Heye, lors d’une conférence de presse. Compte tenu de ces éléments et des preuves fournies par les États-Unis à leurs partenaires de l’Otan, le gouvernement allemand n’a «aucun doute» sur une implication du milliardaire d’origine séoudienne dans les attentats, a ajouté M. Heye. Le porte-parole s’est...