Dollar de plus en plus délaissé - à Beyrouth cette semaine
le 06 octobre 2001 à 00h00
À Beyrouth, le marché des changes a fonctionné cette semaine dans un climat calme et marqué toujours par une certaine propension des opérateurs à l’offre plutôt qu’à la demande du dollar. Selon les cambistes de la place, les mesures prises par la Banque du Liban (BDL) afin d’accroître ses avoirs en devises étrangères tout en cherchant à absorber tout excès de liquidité en livre libanaise semblent expliquer non seulement ce phénomène mais aussi le petit regain d’intérêt pour la monnaie nationale. Il est à rappeler que la BDL avait demandé aux banques de la place de constituer auprès d’elle une sorte de réserve obligatoire (rémunérée) en devises étrangères à concurrence de 15 % de leurs dépôts en ces monnaies, tout en procédant au relèvement de leurs réserves obligatoires en livre libanaise de 10 % à 25 % pour les dépôts à vue et à 15 % pour les dépôts à terme. Dans ces conditions, la demande du dollar ne tardait pas à se contracter par manque de liquidités disponibles en livre libanaise à cette fin. Pendant le même temps, certains opérateurs, rassurés par le renforcement des moyens dont dispose la BDL pour préserver la stabilité monétaire dans le pays, ont estimé devoir se positionner en livre libanaise pour profiter de l’écart qui s’est creusé davantage entre son loyer et celui des autres grandes monnaies en sa faveur, notamment le billet vert. Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le dollar a été invariablement fixé, de lundi à vendredi, au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais en raison du développement de l’offre du dollar contre la livre vraisemblablement à des fins de placement en bons du Trésor libanais, les établissements de crédit de la place ont continué de le négocier à des cours légèrement inférieurs au haut de la fourchette d’intervention de la BDL et souvent en dehors d’elle. En effet, le billet vert devait fluctuer tout au long de cette semaine dans une marge étroite comprise entre 1 513,00 et 1 514,00 LL, sans aucun changement par rapport à la fin de la semaine dernière. Toutefois, ce mouvement n’a pas pu prendre beaucoup d’ampleur en raison du potentiel limité aussi bien de l’offre comme de la demande du dollar, pour ne pas dépasser sur toute la semaine quelque cinquante millions de dollars, presque entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place.
À Beyrouth, le marché des changes a fonctionné cette semaine dans un climat calme et marqué toujours par une certaine propension des opérateurs à l’offre plutôt qu’à la demande du dollar. Selon les cambistes de la place, les mesures prises par la Banque du Liban (BDL) afin d’accroître ses avoirs en devises étrangères tout en cherchant à absorber tout excès de liquidité en livre libanaise semblent expliquer non seulement ce phénomène mais aussi le petit regain d’intérêt pour la monnaie nationale. Il est à rappeler que la BDL avait demandé aux banques de la place de constituer auprès d’elle une sorte de réserve obligatoire (rémunérée) en devises étrangères à concurrence de 15 % de leurs dépôts en ces monnaies, tout en procédant au relèvement de leurs réserves obligatoires en livre libanaise de 10...
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