Le Premier ministre britannique Tony Blair a révélé hier certaines preuves de l’implication d’Oussama Ben Laden dans les attentats aux États-Unis, en prélude à une intervention militaire en Afghanistan qui «approche», a-t-il dit. M. Blair, qui s’exprimait lors d’un débat extraordinaire devant la Chambre des Communes, est le premier responsable à faire état de ces éléments, que Washington a récemment fait parvenir à l’Otan et à un certain nombre de pays clés comme le Pakistan. Le Premier ministre a évoqué plusieurs éléments démontrant selon lui la responsabilité d’Oussama Ben Laden comme commanditaire des attentats du 11 septembre: – trois des dix-neuf pirates de l’air étaient des «associés connus» de Ben Laden; L’un d’eux avait déjà joué un rôle clé dans les attentats contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie en 1998, ainsi que dans l’attaque du bâtiment américain USS Cole l’an dernier au Yémen. – le chef islamiste d’origine séoudienne avait prévenu des proches de l’attaque du 11 septembre, «peu avant» cette date. Plusieurs personnes ont alors été rappelées en Afghanistan; – Enfin, «un des lieutenants les plus proches de Ben Laden a clairement indiqué avoir aidé à la préparation des attentats du 11 septembre» et a reconnu son implication dans l’organisation el-Qaëda de Ben Laden, toujours selon Tony Blair qui n’a pas donné l’identité de cet homme. Les attaques à New York et Washington ont été «préparées de façon détaillée» par «un des plus proches lieutenants» du chef islamiste, qui n’est pas non plus nommé. Tony Blair a ajouté disposer de preuves «encore plus directes», qu’il ne pouvait pas révéler en raison du caractère «sensible» de leur source, mais qui lui permettaient de n’«avoir absolument aucun doute» sur la responsabilité de Ben Laden. Le Premier ministre a communiqué certains de ces éléments confidentiels aux dirigeants de l’opposition britannique, le conservateur Iain Duncan Smith et le libéral-démocrate Charles Kennedy, qui se sont dit tout aussi convaincus. Tony Blair, qui a multiplié ces derniers jours les déclarations sur l’inéluctabilité d’une offensive en Afghanistan, a réitéré cet avertissement hier. «Nous approchons le moment difficile où une action sera entreprise. Ce sera difficile, il n’y a pas d’option facile», a prévenu le Premier ministre, devant une Chambre des Communes d’humeur sombre. Le chef de gouvernement britannique a clairement indiqué que, sauf volte-face de dernière minute des taliban, le renversement de leur régime faisait bien partie des buts de guerre. La coalition autour des États-Unis veut expurger l’Afghanistan de ses bases terroristes, a-t-il déclaré. «Si (les taliban) ne respectent pas cet objectif, nous devons faire en sorte que le régime change pour nous assurer que les liens de l’Afghanistan avec le terrorisme international sont rompus», a-t-il ajouté. «Nous travaillons déjà en collaboration étroite avec des gens à l’intérieur et en dehors de l’Afghanistan pour bâtir un autre régime», a précisé M. Blair.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Premier ministre britannique Tony Blair a révélé hier certaines preuves de l’implication d’Oussama Ben Laden dans les attentats aux États-Unis, en prélude à une intervention militaire en Afghanistan qui «approche», a-t-il dit. M. Blair, qui s’exprimait lors d’un débat extraordinaire devant la Chambre des Communes, est le premier responsable à faire état de ces éléments, que Washington a récemment fait parvenir à l’Otan et à un certain nombre de pays clés comme le Pakistan. Le Premier ministre a évoqué plusieurs éléments démontrant selon lui la responsabilité d’Oussama Ben Laden comme commanditaire des attentats du 11 septembre: – trois des dix-neuf pirates de l’air étaient des «associés connus» de Ben Laden; L’un d’eux avait déjà joué un rôle clé dans les attentats contre les...