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Actualités - Chronologies

Les Américains désertent - la Côte d’Azur

Depuis les attentats à New York et Washington, les Américains désertent la Côte d’Azur où ces touristes représentaient un quart de la clientèle de cette région méditerranéenne du sud de la France. «On estime les pertes de recettes à 10 % pour le mois de septembre et 15 % en octobre par rapport aux prévisions», indique Michel Tschann, président du syndicat des hôteliers et directeur de l’hôtel Splendide à Nice, qui a enregistré une baisse de 30 489 euros de son chiffre d’affaires depuis le 11 septembre. «La crise touche toutes les catégories d’hôtels, principalement les 3 et 4 étoiles. Les contrats saisonniers ne sont pas renouvelés, on ne fait plus appel aux extras embauchés pour les congrès», poursuit M. Tschann. Les défections en masse des clients américains, qui représentent traditionnellement le gros des troupes touristiques (25 % des 9 millions de touristes par an) sont évidemment celles qui se font le plus cruellement ressentir. «Entre 50 % et 60 % de la clientèle américaine ont d’ores et déjà annulé leurs projets de voyage dans la région pour les deux mois prochains», estime M. Tschann qui se dit «suspendu au contexte international». De son côté, Dominique Charpentier, directeur général du Comité régional du tourisme (CRT), refuse d’avancer le moindre chiffre, se bornant à constater qu’il «n’y a pas de raison que nous soyons un îlot de prospérité dans un monde de conflits». Principale victime, le secteur des voyages de motivation, habituellement florissant et désormais en chute libre, les sociétés étant moins enclines à faire voyager leurs cadres. Pour stopper l’hémorragie, l’Office du tourisme de Nice a ébauché dans l’urgence un argumentaire visant à rassurer la clientèle et compte mettre l’accent sur les marchés de proximité. «Nous avons récupéré un séminaire qui aurait dû se tenir au Maroc et que les organisateurs ont préféré mettre en place sur la Côte d’Azur, une destination qu’ils jugent moins risquée», explique Bernard Morel, directeur de l’Office de tourisme de Nice. À Monaco, traditionnellement pris d’assaut par la clientèle américaine, l’Office du tourisme se refuse à tout commentaire. Seule la ville voisine de Cannes semble, pour l’heure, tirer son épingle du jeu. Si les responsables du tourisme reconnaissent la naissance d’un premier vent de panique dans les palaces après le 11 septembre, ils assurent «n’avoir aucune réelle inquiétude» et écartent toute réorientation de leur stratégie marketing. Suspendu à l’actualité, Michel Tschann espère sortir du tunnel «avant février» évoquant la période de la guerre du Golfe où, chaque soir, en compagnie de son épouse, le directeur du Splendide dînait en vitrine du restaurant «pour montrer qu’il y a du monde»...
Depuis les attentats à New York et Washington, les Américains désertent la Côte d’Azur où ces touristes représentaient un quart de la clientèle de cette région méditerranéenne du sud de la France. «On estime les pertes de recettes à 10 % pour le mois de septembre et 15 % en octobre par rapport aux prévisions», indique Michel Tschann, président du syndicat des hôteliers et directeur de l’hôtel Splendide à Nice, qui a enregistré une baisse de 30 489 euros de son chiffre d’affaires depuis le 11 septembre. «La crise touche toutes les catégories d’hôtels, principalement les 3 et 4 étoiles. Les contrats saisonniers ne sont pas renouvelés, on ne fait plus appel aux extras embauchés pour les congrès», poursuit M. Tschann. Les défections en masse des clients américains, qui représentent traditionnellement le...